Mardi 15 novembre 2005
Ce parti est insupportable. Il va s'éffronder de l'intérieur. Déjà les statistiques donnent la moyenne d'âge : 50 ans ! Que peut-on construire qu'avec des vieux ? Ils ronronnent ont leurs petites habitudes en général. Connivence de tous ordres. Et c'est bien évidemment dans le courant majoritaire qu'on trouve  cet état d'esprit, car comment peut-on ronronner quand on est dans l'opposition de gauche de ce parti ? On est toujours sur la défense de nos droits d'expression.

Deux poids deux mesures. Eux ont le droit d'interpréter les statuts comme ça les arrange, nous n'avons qu'à appliquer des règles qu'ils inventent au jour le jour, comme ça les arrange.

Garder le pouvoir. Ils n'ont plus aucune motivation politique. Comment peut-on être aussi mort de l'intérieur quand on se dit militant ?

Alors ils vont dans le mur. La France avec et l'Europe !

Comment va-t-on rigoler quand la brochette de candidats à la présidence vont devoir n'en choisir qu'un ? Leur 53 % déjà manipulés, vont devoir se partager une dizaine de candidature : 5 % à chaque en moyenne. Qu'ils ne comptent sur personne de chez nous pour participer à leur choix.

Nous assistons à la transformation d'un parti que Mitterand a su reconstruire, retour au point de départ : la SFIO 5 % ! Mais cette fois aucun Mitterand potentiel en vue.

Les jeunes sont totalement dégoutés. Ils se demandent ce qu'ils font là. Je les comprends. Mais qu'ils ne se découragent pas car ils pourront raconter dans 20 ans, et ça leur fera des souvenirs historiques, comment le PS et le congrès du Mans se sera fabriqué. Et ce sont eux, avec l'aide des vieux restés honnêtes et mobilisés par des idées politiques vivantes, qui vont le reconstruire.

Ce parti n'a plus rien de démocratique, il fonctionne comme le PC à ses belles heures : pas un cheveu qui dépasse, l'opposition n'a pas le droit de vote. Stalinien, le mot est jeté autour de moi.

J'ai voté PC dans les années 60 et 70. Je vais recommencer. Sauf si la LCR ....?

Pas question pour moi de voter pour un candidat désigné sans aucune démocratie.

Hier, à la fédération du Vaucluse, on a assisté comment ils font voter des élus non à jour de leur cotisation, alors que c'est le premier critère pour voter : être à jour de ses cotisations ! et l'ont refusé à des militants de plusieurs années, alors qu'il s'agissait d'un simple problème administratif non tenu à jour. On reçoit de telles gifles à longueur de temps, et si nous avons le malheur de protester ils nous huent, ou nous donne des coups et des insultes telles que je les ai vécu le jour du vote

Par Annie - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 10 novembre 2005
J'étais resté discrète sur les remous de ma section, par pudeur. Mais comme les médias en parle je n'ai plus de raison de m'abstenir.

Ici les fraudes sont la règles. Elles durent et se renouvellent de vote et d'adhésion en cours. Nous avons présenté plusieurs recours auprès de la commission des conflits.

Cette année nous avions depuis le mois de mai (mois de fermeture des adhésions pour les votes de ce congrès) un afflue d'adhésion par centaine depuis, y compris encore en octobre, avec des AG de section totalement irrégulièrement convoquées.

Une de nos élues n'a aucune retenue pour garder un pouvoir qui lui permette de gagner largement sa vie, d'environ 6 fois le smic.

Hier j'étais en surveillance du paiement des adhésions. Tout se passa à peu près bien au début, malgrè l'affluence. Puis vint se mettre à mon côté une espèce d'homme de main de l'élue pré-cité, qui commença à m'insulter : "folle, elle sorte d'un HP, elle a trop bu, etc...) en même temps il me donnait des coups de coude dans l'estomac, me prenait à bras le corps pour que je "dégage". Vive la démocratie, j'étais, vous l'aviez compris pas du même courant que lui !

Je vais porter plainte contre lui.

Il existe un site qui parle plus amplement des faits, par ici...

Faut-il l'appeler voyou, racaille, faut-il le nettoyer au kärcher ?
Par Annie - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 10 novembre 2005
De 24/25 % pour Nps-As,
et de 19/20 %  pour Motion 2 Rag

Premiers commentaires
Une participation qui a explosé avec un « bourrage » de dernière minute de toutes les listes, ils ont rattrapé dans les derniers jours avec des ré inscriptions au forcing (Toulouse, Seine et Marne, etc..)  de « votants » qui n’avaient pas été acceptés sur les listes quinze jours plus tôt… sans parler du 62, du 13, du 34, etc.. ;

Il y a eu triche incontestablement et le nombre des recours en attestera…
On a découvert que le Pas de Calais n’avait pas de carte nationale, ni de timbres nationaux, mais des cartes locales, imprimées localement pareil pour les timbres… de toute évidence ce vote est insincère…

Mais même avec insincérité, ils reculent : de Dijon au referendum et au Mans  :
de 62, 5 % en 2003 à 58 % en 2004 et à 54/55 % en 2005..
tout en trichant, d’un coup à l’autre, ils ne peuvent que contenir leur défaite…
ce parti est coupé en deux, entre pro sociaux libéraux et partisans d’unité de la gauche antilibérale, reste à concrétiser, car il y aura mouvements sociaux, prises de position tendues, désignations, etc…
en tous cas, on ne voit dans ce contexte, aucune prise pour une « synthèse générale »,

les forces sont comme elles sont… équilibre instable et contesté entre gauche et droite du parti

on a au minimum 25 % pour la motion 5, de gauche… la motion 2 n’a pas prosperé beaucoup ( reste à étudier ce qui s’est passé département par département, il y a des bizarreries… )

il semble qu’il faille consolider, renforcer, démocratiser, unifier,
dynamiser cette gauche là !

Bien à vous, et à bientôt pour d’autres nouvelles plus précises,
Par Gérard Filoche - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 4 novembre 2005

J'ai écris cet article en juillet

Et nous y voilà. Grâce à Sarko. Vive les "kärcher" et les "nettoyer" ! Nettoyer la "racaille" ? Ce sont les pauvres. Ils gênent. La solution de Sarko : les tuer tous, car il dérangent les riches.


Il fait le jeu de Le Pen qui réclame une "mesure d'urgence" d'"appel à la sécurité" le couvre-feu ? Pour cacher la misère qui dérange ?
Qui crè la misère ? Les protégés et riches de tous poils. Il n'en n'ont jamais assez. Ils en veulent toujours plus. Comment s'y prennent-ils ? en appauvrissant encore et encore les plus pauvres. En les culpabilisant. C'est leur faute à eux s'ils sont pauvres. C'est encore leur faute s'ils n'ont pas de boulot !

Et Sarko et ne pas oublier Villepin avec son CNE font tout pour nous écraser, nous culpabiliser.

Les jeunes des banlieues sont plein de vitalité : ils se révoltent. Ils n'ont aucune notion de la politique, mais de leur dignité oui.

Par Annie - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Jeudi 27 octobre 2005

Qui regretterait le consensus, à gauche, pour que EDF "conserve" son statut de service public. Cependant plutôt que "conserver" mieux vaudrait exiger que EDF "retrouve" son statut public. En effet il y a déjà bien longtemps que EDF agit dans en Europe et dans le Monde comme une entreprise privée particulièrement prédatrice.

 

En Europe.

- Allemagne : allié, depuis 1999, à EnBW il est le troisième fournisseur en gaz et électricité.

- Autriche : 25% des parts, depuis 1998,  dans le groupe ESTAG qui fournit électricité et chauffage.

- Belgique : plusieurs sociétés actives et un bureau EDF à Bruxelles depuis 2002.

- Espagne : présent depuis 1999 dans le domaine de l'électricité avec sa filiale Hispaelec Energia SA

- Hongrie : depuis1995

- Italie : Partenaire de Edison depuis 1995, EDF y devient majoritaire en 2005 à la suite d'une OPA. En échange Edison participera à la construction de EPR contournant ainsi le refus italien du nucléaire.

- Pays Bas : depuis 1999, présent à la "bourse d'électricité"
- Pologne
: Présent depuis 1997 où il a participé à la première privatisation dans le secteur électrique. EDF est l'un des principaux fournisseurs d'électricité en Pologne. Une entreprise "publique" française qui privatise une entreprise publique polonaise, qui avait protesté à l'époque ?

- Portugal : présent dans la production.

- Royaume-uni : De 1998 à 2003 EDF Energy est devenu l'un des premiers fournisseurs d'électricité et le premier distributeur.

- Slovaquie : depuis 2002 EDF est l'un des principaux distributeurs d'électricité et de chaleur.

- Suisse : présent à travers EDF Helvetica

Dans le monde.

Afrique du sud (important contrat d'ingénierie nucléaire de puis 1998). Argentine. Brésil. Chine. Côte d'Ivoire. Egypte. USA. Maroc. Mexique.

 

Constat : EDF n'est déjà plus une entreprise française de service public mais une entreprise privée à l'échelle mondiale. Toutes ces acquisitions ont vidé les caisses( d'où l'appel actuel à ouverture du capital) Et les assurances  fournies aux partenaires que EDF elle-même ouvrirait son capital. Et tout ceci s'est mis en place essentiellement à partir de 1997. Du coup sont-ils crédibles ces syndicats et ce parti socialiste qui ont été témoins et acteurs de cette "privatisation" externe qui annonçait fatalement une privation "interne" ? Rappelons aussi  les processus de Lisbonne et Barcelone et la promesse de Jospin de l'ouverture du « marché » de l'électricité.

 

Mais ne boudons pas notre plaisir : "libéralisation", "privatisation", "commerce des services" sont devenus des mots imprononçables depuis un certain "Non" au TCE. "Nous renationaliserons" a dit le PS, "ce n'est pas un baroud d'honneur, a dit la CGT". Il s'agit non seulement de revenir au SP ,mais aussi de faire cesser l�expansion  sous Capitalisme d'Etat  de EDF SA.

 

Un service public oui : mais pas l'entreprise actuelle EDF SA régie suivant le "capitalisme d'état" du modèle  qui a été capable, sans débat public, de nous imposer le tout nucléaire. Le service décentralisé, démocratique, au service de la population est encore à construire mais le jeu en vaut la chandelle.

Car sans pouvoir public de gestion  il y a encore moins de chance de voir EDF « redevenir » un EPIC et cesser son comportement de prédateur multinational sous égide du capitalisme d'Etat.

 Le développement des énergies renouvelables nous en donne l'occasion.

 

Un partenariat international oui : mais pas celui des Véolia, Ondéo et SUEZ,Vinci, Générale des eaux, Lyonnaise etc... dans le domaine de l'eau et avec lesquels EDF est déjà souvent associé. Pas un "partenariat public privé" qui laisserait les risques au public et les bénéfices au privé mais un "partenariat public public". Car, comme l'eau, l'énergie ne peut plus être une marchandise.


Un Vert ex-Non

 

Par Anonyme - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 26 octobre 2005
J'ai informé sur mon autre blog que je suis en pleine dépression. Alors je vais expliquer ici pourquoi et comment, car le sujet me parait totalement lier à la politique de ce pays, et du monde libéral.

Tout le monde s'en fout du logement des gens. 100 000 personnes par an en France sont foutus dehors. Où vont-ils ? que deviennent-ils ? Pas d'information sur les médias à ce sujet. Deviennent-ils tous SDF ? Ou vont-ils vivrent ? dans des caravannes ? dans des campings ? qui en fait reviennent aussi chère qu'un loyer "normal", à moins de se priver de tous branchements à l'électricité. Peut-on vivre à l'année sans lumière autre que les campings-gaz ? Ou encore dans des trucs totalement insalubre comme on a vu récemment à la télé ? les murs sont pourris, coulent d'humidité, l'electricité est dangereuse, les chauffages aussi car aucune aération conforme.

J'avais trouvé après recherche réfléchie un logement qui me convient sur tous les points. Il faut dire que c'est vraiment un logement de rêve : deux pièces, un débarras, un jardin de 100 m2. Mais une propriétaire qui vit sur le même endroit, munit d'un caractère impossible. Aucune barrière ne nous séparant ce qui posent des problèmes quotidiens.

Par exemple elle ne sait que crier. Elle ne peut parler normalement. Et moi je me sens agressée à chaque fois. Après petite enquête dans le village, les gens la fuit, elle a cette renommée, on me dit toujours : "son mari était gentil, mais elle a toujours été comme ça". Il faut dire aussi que vivant ici depuis + de 40 ans, elle n'a pas de relation dans le village. Il est vrai qu'ici toute personne qui n'a pas usé ses culottes sur les mêmes bancs d'école ne peut être intégré. Mais il y a tous les autres, toutes les pièces rapportées : espagnols, marocains,tunisiens et autres. Tous ces gens ont l'air très gentils et se lient facilement. Elle a un chien caniche minuscule, agressif, qui mord et m'aboie après à chaque fois que je rentre chez moi ! Je "bénéficie" aussi de toutes les feuilles de ses trois arbres  qui par un vice du mistral m'arrivent devant chez moi, dont les fleurs de tilleuls toute l'année. Celà peut monter à 50 cm de hauteur et s'engoufrer chez moi à chaque ouverture de ma porte.

Actuellement mon revenu est d'environ deux fois et demi du montant de mon loyer. Et encore ce loyer n'est pas élevé. Il ne comprend aucune charges : chauffage, eau, electricité, sont en plus. De plus devenant "riche" car de 50 € au-dessus des minima sociaux qui permettent d'avoir la CMU et une aide au logement de la CAF. Je dois maintenant payer une mutuelle qui a mon âge n'est pas donné pour le minumum de couverture à 100 %, soit pas grand chose.

Donc je n'ai plus droit à aucune aide et ne peux plus vivre !

D'où ma dépression.

Annie

Par Annie - Publié dans : En France
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Samedi 22 octobre 2005

Texte d'Isaac Johsua, membre du conseil scientifique d'Attac France, paru dans la rubrique "Rebonds" de Libération daté du 12 septembre.

----------------------------------------

EMPLOI : ACTIVER LE MOTEUR CONSOMMATION

Un rythme élevé de croissance de l'économie est encore le plus sûr moyen de créer des emplois. Quelles leçons pouvons-nous tirer, de ce point de vue, du modèle américain, alors que notre économie fait du sur-place ? Reagan avait expliqué qu'il fallait s'attaquer aux rigidités de l'offre, mais avait fait jouer un modèle de la demande, par le biais d'un gigantesque déficit budgétaire. Egalement avocat du supply side, Bush Jr. a mis en réalité les Etats-Unis en régime de surconsommation permanente. La comparaison effectuée sous cet angle est du plus haut intérêt : aux Etats-Unis, la part de la consommation des ménages tourne autour de 70% du PIB ; en France, autour de 55%. Quinze points d'écart séparent les deux pays !

La consommation des ménages n'étant sujette, ni aux brutales fluctuations de l'investissement, ni aux incertitudes de l'exportation, elle peut fournir des assises solides pour l'expansion. Comment obtenir ce résultat en France, comment mobiliser la consommation privée, telle est la question centrale. Refuser d'imiter le modèle américain n'interdit pas de s'en inspirer. Et sur un point précis : le taux d'épargne des ménages. Ce taux (qui rapporte l'épargne des ménages à leur revenu disponible) oscille en France entre 15 et 17%, alors qu'en 2004 il est à 1,3% aux Etats-Unis. Si nous parvenions à réduire ce taux d'épargne de façon significative (sans aller évidemment jusqu'à l'insignifiance américaine), nous pourrions créer des conditions plus favorables pour l'expansion économique. L'enjeu est d'importance: en 2004 le rythme de croissance de la consommation des ménages français aurait été doublé si le taux d'épargne de ces derniers avait été réduit de trois points. Un tel glissement ne coûterait rien, alors qu'il faut s'endetter pour accroître une consommation publique qui, en France, compense la faiblesse de la consommation privée.

Pour y parvenir, il faudrait d'abord modifier en profondeur notre système fiscal. Celui-ci se montre particulièrement favorable à l'épargne et pèse lourdement sur la consommation, alors qu'il faudrait dissuader la première et encourager au contraire la seconde. Protéger l'épargne populaire est un impératif, mais la législation fiscale se montre bien accommodante avec l'assurance-vie, les PEA et autres PERP. Les sociétés font peu d'épargne, peu d'investissements, mais distribuent beaucoup de dividendes à des ménages à la propension à épargner élevée. En taxant sévèrement les dividendes, en encourageant au contraire l'autofinancement de l'investissement productif, on soutiendrait l'activité et favoriserait la modernisation des entreprises.

Parallèlement à la réforme fiscale, il faudrait mettre en ¦uvre une véritable politique de distribution des revenus. Celle-ci, poussant dans le sens de hausses prioritaires des salaires bas et moyens, cherchant à réduire l'ouverture de l'éventail des revenus, favoriserait par ce fait même l'essor de la consommation. Ce qui implique aussi, soit dit au passage, de revenir sur les allègements successifs de l'impôt sur le revenu qui ont été consentis ou qui sont programmés, car ils aboutissent au résultat inverse.

Mais, dira-t-on, si l'épargne est dissuadée, comment financer l'investissement ? Contrairement à ce qu'affirme le discours orthodoxe, réduire le taux d'épargne est certainement l'un des meilleurs moyens d'accroître l'investissement. En effet, les ménages continuent à dégager une importante capacité de financement mais celle-ci ne se traduit pas en montée de l'investissement des entreprises, faute de perspectives favorables en ce qui concerne la demande anticipée par ces dernières. Cette capacité de financement couvre les déficits publics, eux-mêmes dus, pour l'essentiel, à l'atonie de la conjoncture. Le redressement de la consommation et, dans la foulée, de l'investissement devrait gonfler les recettes des administrations publiques. Celles-ci seraient amenées à moins ponctionner une épargne des ménages rendue ainsi disponible pour les entreprises.

Par ailleurs, n'y a-t-il pas, dans une économie ouverte comme la nôtre, risque de détournement de la demande vers le reste du monde, entraînant un déséquilibre des échanges extérieurs, avec de maigres retombées pour la production et l'emploi ? Sans doute, mais quelle est la meilleure situation pour les entreprises nationales ? L'actuelle, avec des carnets de commande peu garnis et de sombres perspectives ? Ou se sentir soutenues par une demande à nouveau dynamique, quitte à ce qu'une partie de cette dernière produise ses effets à l'étranger ? Quant à l'épouvantail de 1981-82, si souvent agité, il a perdu de son sens : l'euro est une monnaie qui flotte et qui a au moins l'avantage de nous fournir un parapluie, parce qu'elle ne repose pas sur un seul pays mais s'adosse à une zone économique puissante.

Activer le moteur consommation implique la mise en ¦uvre de certaines politiques mais en exclut tout naturellement d'autres. Pour que les ménages se tournent franchement vers la consommation, le maître-mot doit être : rassurer. Il faut donc écarter toute mesure qui, entretenant la précarité, pousse ce faisant le taux d'épargne à la hausse. Le tout récent « contrat nouvelle embauche » est l'exemple même de ce qu'il ne faut pas faire. Il faut aussi renoncer aux départs à la retraite non remplacés dans la fonction publique, car comment redonner confiance aux ménages quand les actes démentent aussi ouvertement les paroles ? En un mot, il faut renoncer aux politiques d'inspiration libérale, entrer dans un modèle où, à la confiance retrouvée des ménages répondrait l'optimisme des consommateurs, une expansion soutenue et des chances enfin raisonnables dans la bataille de l'emploi.


Isaac Johsua est économiste

J'ai reçus ce texte par mail et je précise que Johsua appartient aussi à la LCR.

Par Annie - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 21 octobre 2005

Ce qu'il y a de terrible avec cette Europe libérale c'est qu'elle ne sert à rien de « costaud » comme empêcher les dumpings fiscaux et sociaux externes ou internes où plutôt elle ne sert qu'à empêcher toute politique publique ou alors à réglementer la vitesse de la queue des vaches, et contrairement à ce qu'affirme certain déçus ouistes au TCE, il ne réglait rien à ce sujet, je le dis parce que si un projet constitutionnel de même nature repeint en « pastel » revient ne doutez pas du résultat.

Mais en plus elle permet à des nuls recalés dans leur pays d'origine de pérorer, alors qu’ils ont été incapables de faire une politique populaire chez eux. Barroso est le prototype de cette nullité. L’Europe serait-elle une entreprise de recyclage des personnels politiques dévalués ? j’espère que nous en avons une autre idée.

La commission Barroso qui vient nous dire qu’elle ne peut rien pour HP car les licenciements d’une multinationale capitaliste, c’est pas dans sa compétence (çà ne vous rappelle rien ?). En gros les licenciements boursiers c’est pas intéressant pour Barroso, ils n’y peuvent rien c’est pas la concurrence faussée d’externaliser le travail pour augmenter les profits.

Par contre attention interdire l’aide financière à la SNCM çà ils peuvent pour ne pas tordre la concurrence, comme ils disent : Populisme vous avez dit monsieur Barroso, elle est incroyable cette aristocratie financière libérale dés que l’on contrarie le capital et la rente on fait du populisme, et bien non c’est le combat du travail contre le capital pour une beaucoup plus juste répartition du profit du travail.

Ajouter la dessus le jeu pervers de Chirac-Villepin-Sarko qui font semblant de faire, alors qu’il ne font marcher que le ministère de la parole ( à propos de la SNCM, j’ai conseillé à mes camarades de la CGT de demander à Breton combien il avait touché pour venir au ministère des finances, histoire de mettre l’ambiance).

Bref tout le monde se défausse sur tout le monde l’Etat national se dit impuissant à agir, l’Europe se dit impuissante à agir et le peuple qui lui prend les coups ; et lui de regarder ces « machins » institutionnels qui ne font rien pour le protéger.

Faut-il s’étonner après des réactions vigoureuses, de rejet et de critiques populaire des projets de déréglementation sociale et de réglementation ultra-libérale.

Alors si nous sommes des politiques utiles que pouvons nous répondre concrètement : aux travailleurs de HP et aux travailleurs de la SNCM que ferions nous ? moi je préconise l’interventionnisme, le régulationnisme, de la puissance publique.

Car comment sanctionner HP qui fait des licenciements boursiers ?

Sinon par la loi publique :

- par exemple la mise sous tutelle provisoire, afin de contrôle par une cour des comptes sociale ;

- l’interdiction de déménagement des outils.

- La mise en place de barrières douanières territoriales, car comment sanctionner une entreprise qui délocalise sinon en sanctionnant le retour des produits sur le marché. Une des forces du capitalisme actuel est son anonymat de gestion, sa non traçabilité, sa fluidité de prédation.

Sa circulation régulée, conditionnée par un Etat public et donc la seule protection, à moins d’adopter les règles du laisser fairisme de la nouvelle aristocratie financière mondialisée mais çà ce n’est pas la maison des altermondialistes.

Certains doute de la présence de cette nouvelle aristocratie, je les invite à se balader sur les ports de St trop, de Cannes, de Monaco etc.. l’été et de mesurer la longueur de yachts de luxe et leur nombre (sachant leur prix) et vous verrez que cette classe est bien là et vivante, ce n’est pas une vue idéologique, les vampires financiers affichent là leur arrogance de classe.

NB : Je publie cet article d'un lecteur

Par Anonyme - Publié dans : En Europe
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 20 octobre 2005
L'Unedic indemnise moins d'un chômeur sur deux, à en moyenne moins de 600 euros par mois, alors que les salariés cotisent pour prévenir du risque chômage qui intervient de plus en plus souvent dans une vie aujourd'hui. Personne ne choisit d'être au chômage malgré ce que véhicule les tenants des différents pouvoirs et qui s'appuient sur la réelle souffrance qu'il y a trop souvent à avoir un emploi, surexploité et mal payé. Chaque chômeur doit être correctement indemnisé, sur la base du SMIC, ce qui ne pourrait que servir l'augmentation des salaires et résister à la précarisation généralisée de l'ensemble de la société.

Pour ce qui est du financement il convient de changer le mode actuel de fonctionnement. D'abord il y a nécessité de ne pas baser les cotisations sur la seule masse salariale mais de prélever également sur les profits et bénéfices des entreprises. Ensuite il faudrait pénaliser les entreprises qui ont systématiquement recours aux licenciements et à la précarité comme variables d'ajustement afin de satisfaire les actionnaires et au contraire favoriser les entreprises qui embauchent ou maintiennent des emplois.

Il faut redonner de la vigueur au paritarisme de l'Unedic, où certains syndicats votent systématiquement avec le Medef, contre l'intérêt des salariés et des chômeurs, en faisant participer les organisations que se sont données les chômeurs afin de les représenter. Fin 2005 la renégociation de l'assurance chômage se tiendra avec comme argument pour le Medef le déficit de l'Unedic, mais comment pourrait-il en être autrement quand ils baissent les cotisations, notamment patronales quand il y a des excédents ? Il faut que l'indemnisation du chômage soit une nouvelle branche de la sécurité sociale et non une trappe à pauvreté ouverte sous les pieds de chaque salarié qui fait grimper sans cesse le nombre de R'mistes.

Je suis d'accord avec les propositions de l'Apeis. Je demande leurs applications, je signe la pétition ! Pour signer la pétition :

http://www.apeis.org/article.php3?id_article=197

Par Anonyme - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 19 octobre 2005
Grand Lyon Lundi 18 juillet 2005
Après le plombier, voici la crainte du maraîcher polonais. La FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Rhône vient de demander aux pouvoirs publics de « clarifier la situation » concernant la légalité de l'emploi de main d'oeuvre venue de Pologne par des maraîchers du val de Saône. Lors d'un contrôle effectué fin mai, l'Inspection du travail a constaté qu'une vingtaine d'ouvriers agricoles polonais, déclarés non en France mais dans leur pays d'origine, étaient payés entre 5 et 7 e de l'heure, moitié moins que pour la main d'oeuvre française. Un petit nombre d'exploitations du département serait ainsi visé pour des « infractions présumées pour salariés déguisés, à travers le recours à de faux travailleurs indépendants ».

Ces ouvriers polonais seraient des artisans indépendants recrutés par l'intermédiaire d'un prestataire de service basé dans la Drôme, et dont le rôle est de mettre en relations des entrepreneurs polonais et des entreprises françaises cherchant une main d'oeuvre « motivée et qualifiée ». « Il s'agit de travail en sous-traitance », indique cette société qui plaide la légalité de la démarche. « Il est urgent de clarifier la situation et de savoir ce qu'est une prestation de services et ce qu'est un emploi déguisé », s'inquiète Robert Verger, président de la FDSEA du Rhône, qui vient d'écrire au Premier ministre.

(avec AFP)


concurrence Cette situation inquiète aussi le président du Syndicat des maraîchers du Rhône. « Celui qui paye sa main d'oeuvre au prix fort peut déposer le bilan à la fin de l'année. Celui qui paye moitié prix va, lui, doubler ses surfaces l'année suivante », proteste Henri Fournand.

Par Anonyme - Publié dans : En Europe
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Texte libre

Bonjour,

Je m'en vais. Du PS. J'ai fais ce que j'ai pu. La suite, donc les prémisses, puis le départ et l'après c'est sur sortie du PS

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus