Mercredi 19 octobre 2005
Pour répondre au malaise qui s’est exprimé le 29 mai dans les urnes, le gouvernement entendait renouer avec le « patriotisme économique » pour soutenir une « croissance sociale ». Il risque pourtant de ternir l’un des emblème du lien social républicain par une réforme de l’Impôt sur le Revenu qui anoblit les privilèges des nouveaux rentiers. Emblème de la rupture avec le régime censitaire, l’Impôt sur le Revenu est un attribut essentiel de la citoyenneté par lequel le financement de la politique publique, adoptée par le suffrage universel, est assuré par chacun en fonction de sa faculté contributive.


C’est ce principe de progressivité de l’impôt que les théories libérales « de l’offre » préconisent d’abattre. Elles défendent le principe d’une « flat tax », c’est-à-dire un taux d’imposition unique s’appliquant à tous les revenus imposables et assis sur une assiette large. Riches et pauvres paieraient le même impôt proportionnel, au nom de la récompense de « l’effort » (des rentiers !) et parce que, pour les néo-conservateurs, « trop d’impôt tue l’impôt ». Outre-Rhin, Angela Merkel proposait ainsi au cours de sa campagne électorale un taux unique à 25 %, assorti d’une réduction drastique des dépenses publiques. Le système français est déjà faiblement redistributif, en raison du poids des prélèvements proportionnels (tels que la TVA) et du faible rendement de l’IR, le seul qui soit progressif mais qui ne rapporte que 17 % des recettes fiscales. La réforme proposée par Dominique de Villepin ne propose pas une « flat tax », mais réduit encore la progressivité de l’IR, déjà entamée par la réforme Balladur (faisant passer le nombre de tranches de 11 à 6), puis par la baisse des taux marginaux, accomplies par les gouvernements Jospin et Raffarin. La nouvelle réforme fait passer le nombre de tranches de 6 à 4, tout en réduisant encore substantiellement les taux marginaux moyens et supérieurs, le taux de la tranche la plus élevée étant abaissé à 40 %, comme en Grande-Bretagne. La réforme bénéficie un peu plus aux revenus moyens, mais surtout aux revenus supérieurs qui paient l’impôt sur la fortune. Le principe du plafonnement de la fiscalité directe à 60 % du revenu rend en effet ce dernier totalement inopérant. Cette baisse de l’impôt de « ceux d’en haut » doit être compensée par un relèvement de la Prime Pour l’Emploi pour « ceux d’en bas ». La PPE fut d’ailleurs créée par le gouvernement de Lionel Jospin à cet effet, pour distribuer un crédit d’impôt aux salariés non-imposables en contrepartie des baisses d’impôts octroyées aux classes moyennes et supérieures. La terminologie même de la PPE est résolument libérale.

Celle-ci entend « inciter » les chômeurs à accepter les emplois « non-qualifiés » tout en dédouanant les entreprises d’augmenter les salaires. Elle est l’embryon d’un « impôt négatif » octroyé dans le cadre des politiques de discrimination positive en direction des travailleurs pauvres, sommés d’accepter les conditions d’un marché du travail dérégulé. La PPE n’apporte aucun supplément de revenu aux chômeurs, culpabilisés de refuser des emplois que l’économie, mal pilotée, est incapable de créer. C’est pourquoi il est aujourd’hui piquant de voir ses promoteurs au PS réclamer la suppression de la PPE et prôner la progressivité de l’impôt !

Des socialistes libéraux accomplis comme Tony Blair ne désavoueraient pas, pour leur part, les réformes en cours, au nom de l’efficacité économique. Dans le manifeste qu’il co-signait en 1999 avec Gerhard Schröder, il proclamait ainsi que « les sociaux-démocrates admettent aujourd’hui que, si les circonstances le permettent, les réformes fiscales et la baisse de l’impôt peuvent jouer un rôle primordial ». La réforme fiscale est également justifiée par le gouvernement Villepin au nom de la nécessité de relancer l’économie. Celle-ci souffre d’une panne de croissance due à la baisse du pouvoir d’achat poussant les ménages à se contenter d’importations bon marché et à la crise de l’investissement. Les erreurs de la BCE, puis le troisième choc pétrolier, pèsent de surcroît sur la compétitivité et la demande européennes.


Face à ce type de marasme, la baisse de la progressivité de l’impôt sur le revenu est malheureusement une erreur économique classique. En premier lieu, elle ne relancera aucunement le pouvoir d’achat populaire, principal moteur de la consommation, car elle distribue 3, 5 milliards de deniers publics en direction des classes aisées, celles dont la propension à épargner est la plus forte. L’épargne, dont le taux est historiquement élevé, pourrait certes alimenter l’investissement par le canal de la bourse. Malheureusement, la montée des profits, des dividendes et de l’épargne a coïncidé avec la poursuite de la tendance baissière de l’investissement, amorcée lors de la dernière décennie. Ce n’est pas parce que les entreprises peuvent s’autofinancer qu’elles investissent, surtout si leurs actionnaires écartent de nombreux projets stratégiques ne rapportant pas la rentabilité requise sur le très court terme. Le théorème Helmut Schmidt (« les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain ») est faux : « Les profits d’hier sont l’épargne d’aujourd’hui et le chômage de demain ». La baisse de l’Impôt sur les Sociétés, recommandée en complément par les « experts » du Conseil d’Analyse Economique, serait alors tout aussi inutile.

Dans ce contexte, la montée de l’endettement de l’Etat n’est aucunement due à un excès de dépenses publiques ! Elle résulte de la panne de croissance qui réduit mécaniquement des rentrées fiscales, de surcroît entamées par les baisses de prélèvements dont le coût a été chiffré à 22 milliards d’euros sur la période 2003-2005 ! La droite gaulliste incarnait l’alternative bonapartiste à la restauration libérale. Elle a depuis longtemps rompu avec le gaullisme social forgé au sein du Conseil National de la Résistance. Son faux patriotisme économique est doublement dangereux. Il nourrira la « décroissance anti-sociale » et ouvrira la voie aux pires populismes lorsqu’il sera avéré au grand jour que le néo-gaullisme affiché par le Premier ministre n’est que le cache-sexe politiquement correct du néo-conservatisme anglo-saxon brandi par son concurrent du même camp.

Auteur : Liêm HOANG-NGOC [29-09]

 

Paru dans Le Monde et sur le site d'Alternative Socialiste

Par Liêm HOANG-NGOC - Publié dans : Economie
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Mardi 18 octobre 2005

Le 11 septembre marque le triste anniversaire d'une catastrophe hautement symbolique pour l'humanité.

Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'approbation tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu:

1)     J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants.

2)     J'accepte d'être humilié ou exploité à condition qu'on me permette à mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.

3)      J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.

4)      J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients.

5)      J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.

6)      J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en ingérant ou en inhalant des substances toxiques autorisées par les états.

7)      J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale.

8)      J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte.

9)      J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer.

10)  J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. j'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.

11)  J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront.

12)  J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, à l'amour, au sexe, et la liberté d'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai: je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.

13)  J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclue du système si elle n'est plus assez productive.

14)  J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures.

15)  J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes âgées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l'univers) nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet.

16)  J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours,
pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.

17)  J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète.

18)  J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale.

19)  J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts.

20)  J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence.

21)  J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise.

22)  J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.

23)  J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.

24)  J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.

25)  J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques.

26)  J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.

27)  J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine.

28)  J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger.

29)  J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.

30)  j'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer.

31)  J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.

32)  J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.

33)  J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.

Si vous êtes contre, vous pouvez toujours mettre en oeuvre les ressources de l'amitié et de l'amour, de la fraternité et de la responsabilité partagée, réfléchir, concevoir, oser et tisser, comme le permet l'Internet... tout retard rapproche du néant.

Par Anonyme - Publié dans : Dans le monde
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Lundi 17 octobre 2005

PRIERE DE DIFFUSER LARGEMENT CE MESSAGE !

 

Déficit de la Sécurité sociale

 

Cette année, nous allons devoir donner un euro non remboursé de notre poche, nous allons être très contrôlés lors de nos arrêts maladie, nous allons devoir consulter un généraliste avant d'aller voir un spécialiste...

Toutes ces mesures pour réduire le "soi-disant" trou de la Sécu ! Mais le fameux trou de la Sécu de 11 milliards d'euros existe-t-il vraiment ? Et bien lisez ce qui suit...

Vous avez dit trou de la Sécu ?

- 7,8 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes sur le tabac

- 3,5 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes de l'alcool

- 1,6 milliards non reversés à la Sécu des assurances auto pour les accidentés de la route

- 1,2 milliards non reversé à la Sécu de la taxe sur les industries polluantes - 2 milliards de TVA non reversés à la Sécu

- 2,1 milliards de retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés

- 1,9 milliards de retard de paiement par les entreprises, etc.

C'est-à-dire :

20,1 milliards d'euros.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu pour 2003. Je suggère de faire suivre ce type d'informations à toutes vos connaissances et de leur donner le même conseil : Un petit copier/coller sur la totalité du message, y compris cette partie, c'est vite fait ! Bien sûr, l'inconvénient c'est que l'on encombre les messageries, mais, finalement moins qu'avec les spams et les virus ? L'inconvénient c'est qu'une fois lancé ce message risque de circuler pendant longtemps sans contrôle. Mais pas autant que le trou de la Sécu. L'avantage, c'est qu'à force d'être diffusé, il finira bien par arriver sur la messagerie de responsables de la Sécu, ou de politiciens qui sont censés passer leur temps à gérer l'argent des contribuables.


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Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.
Boris Vian 
Par Annie - Publié dans : En France
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Dimanche 16 octobre 2005

ou comment comprendre les régimes politiques


SOCIALISME : Vous avez 2 vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait.

COMMUNISME
: Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait.

FASCISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.

NAZISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

DICTATURE : Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FEODALITE : Vous avez 2 vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

DEMOCRATIE : Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE REPRESENTATIVE : Vous avez 2 vaches. Une élection désigne celui qui décide à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE DE SINGAPOUR : Vous avez 2 vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

ANARCHIE : Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME : Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

CAPITALISME SAUVAGE : Vous avez 2 vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile.

BUREAUCRATIE : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

ECOLOGIE : Vous avez 2 vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

CAPITALISME EUROPEEN : On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache. On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre la 2èmevache.

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE : Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à manger à vos moutons.

CAPITALISME A LA FRANÇAISE : Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amies les bêtes). Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (remboursement de l'ardoise bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : " DU LAIT ON VEUT DU LAIT ". La France construit un lactoduc sous la manche pour s'approvisionner auprès des Anglais. L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du lactoduc devenu inutile.

REGIME CORSE : Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez 200 vaches et vous touchez les subventions européennes.

Par Anonyme - Publié dans : Humour
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Dimanche 18 septembre 2005
Chers et Chères camarades, Je vous adresse ce courrier au soir du jour qui a vu se réaliser, par le dépôt d'une motion commune,la fusion de notre courant avec NPS,
conformément au mandat que vous nous aviez donné le 18 JUIN à Paris lors de notre réunion salle de la « Bidassoa » et que vous aviez renouvelé, sans trop y croire, compte tenu de la date, lors de notre université d'été à Périgueux.

Comme vous pouvez l'imaginer, la chose n'a pas été simple et je vous fais grâce des innombrables péripéties, positives ou négatives, qui ont semé le chemin de l'été de nombreux petits cailloux blancs et noirs, entrecoupés de moments de découragement relatifs. Relatifs puisqu'en toute hypothèse, en cas d'échec, nous étions prêts pour la bataille dont je puis vous affirmer qu'elle aurait été tout à fait honorable quant à ses résultats.

Fort de cette conviction et de votre détermination, qui a été essentielle, nous sommes arrivés au but, malgré les réticences et les refus répétés de nos partenaires d'aujourd'hui qui ont fini par se rendre à la raison.

C'est un succès parce que je reste persuadé, comme vous, que l'alliance de « l'identité socialiste » que nous représentons avec ténacité et courage depuis longtemps et du renouvellement que représente NPS sera l'événement majeur de ce congrès. Congrès qui risquait, sans cela, d'être celui de l'inutilité et de l'immobilisme, voire de la médiocre tentative bornée de revanche d'un appareil sur son propre électorat. J'écris alliance et non pas ralliement, car nul d'entre vous ne pourrait croire, quelles que soient les déclarations parfois touchantes faites ici ou là, que nous soyons solubles ou dégradables après tant d'épreuves vécues ensemble.

Mais c'est aussi un événement important- et c'est l'essentiel- pour l'avenir de notre parti. D'abord, parce que la constitution d'un pôle de gauche important constitue un encouragement réel pour toutes celles et ceux qui, dans notre parti, se sentaient gagnés par la lassitude et risquaient d'aller grossir les rangs des innombrables « anciennes et anciens camarades » qui nous ont déjà quittés. Ensuite et surtout parce que l'émergence de cette force constituée pèsera inévitablement sur la vie de notre parti et sur son orientation. La politique, comme la physique, a ses lois, même si elles ne la contiennent, heureusement, pas toute entière.

Certes, tout ne fait que commencer et bien des épreuves nous attendent à l'intérieur comme à l'extérieur de ce courant qui est désormais le nôtre. Il nous faudra régler bien des questions, bien des situations à tous les niveaux et plus particulièrement au niveau fédéral. Il nous faudra aussi supporter des commentaires plus ou moins agréables et plus ou moins exacts venus du dehors comme du dedans. Je sais pouvoir compter sur votre expérience, sur votre détermination et sur votre sens des responsabilités qui n'exclut pas l'exigence d'un respect mutuel.

Car à la fin des fins, ce qui compte c'est d'aller de l'avant, de rebâtir en construisant, de prouver par l'action et de produire des propositions. Ce qui importe, c'est l'opportunité d'une nouvelle dynamique et d'aller le plus avant possible dans la bataille qui se présente à nous. C'est de porter le plus haut possible nos valeurs et notre espérance. A la longue, ce sont les idées qui commandent. Pour celles et ceux qui en douteraient, il suffira de lire toutes les motions en compétition: on y trouve toutes les propositions pour lesquelles nous étions stigmatisés hier. Beaucoup ont confondu leur retard avec notre avance, et vice versa. Aujourd'hui, loin du pouvoir, ils ont retrouvé leurs racines, encore utilisables parce que nous n'avions cessé de les arroser.

Je sais pouvoir compter sur vous pour essayer de gagner ce congrès dont nous n'avons pas souhaité qu'il soit un affrontement bloc contre bloc dangereux pour le parti, pas davantage qu'il soit détourné de son objectif pour devenir une pré-désignation dont nous avons déjà pu mesurer les inconvénients à l'occasion du référendum interne, ni un alignement prématuré qui aurait pu présenter plus d'inconvénients, à terme, que les avantages apparents qu'offrirait un semblant de regroupement qui ne correspondrait ni au vécu ni à la réalité de notre parti.

Quant aux objectifs, ils sont clairs : d'abord, changer l'orientation de notre parti, le ramener dans la perspective des attentes et des espérances du peuple de gauche (je n'ose plus dire « à gauche » car l'espace s'y est rétréci, tout le monde s'y bouscule désormais !) ; ensuite changer la majorité qui n'en comprend pas la nécessité et voudrait que rien ne bouge (malgré le 21 Avril 2002, malgré le 29 Mai 2005) ; enfin, installer une nouvelle direction issue de la nouvelle majorité pour mettre en uvre cette nouvelle ligne politique et rassembler la gauche autour de notre parti qui s'est dangereusement isolé.

A l'heure des choix ultérieurs, nous serons là : que personne n'en doute. Mais en partenaires responsables, garants d'un certain nombre d'orientations : pas en supporters condamnés à l'approbation.

Pour atteindre ces objectifs, nous ferons au niveau national tout notre possible (événements, argumentaires, médias, information interne, déplacements, etc..) pour vous aider au maximum. Mais nous savons toutes et tous que c'est sur le terrain et au plus près que se gagne ce genre de combat.

Voilà mes camarades, ce que j'éprouvais le besoin de vous dire, en vous remerciant avec émotion de tout ce que vous avez fait jusqu'à ce jour, et pour ce que nous allons faire ensemble pour le socialisme, avec un nouvel enthousiasme, dans les jours qui viennent.

Très amicalement,

17/09/2005


Henri Emmanuelli
Par Henri Emmanuelli - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
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Vendredi 16 septembre 2005
Hier présentation des contributions devant l'assemblée des militants du département.N'en n'ayant lu qu'une à ce jour j'ai écouté avec attention les 6 militants et pris des notes. Curieusement la salle s'était coupée naturellement en deux. A gauche les gauches, et vis-versa, il était donc facile de repérer les applaudissements. Ils étaient pour le moins partisans. La gauche applaudissait à tout (sauf moi et quelques-uns) et la droite seulement à ceux de droite. Nous avions ainsi, présélectionnés, les votes potentiels dans la fédération. La droite nettement majoritaire.

Pas de grande différence entre celle de NPS et Alternative Socialiste. C'est donc vraiment pour le plaisir qu'ils restent séparer. Celle de Fabius n'était pas loin non plus mais peu détaillée. Utopia fidèle à elle-même plane totale ; et dire qu'ils se ralient à la droite est aussi surréaliste vu leur Ultra-gauche. Trait d'union de Melechon n'exposait rien sur un programme, mais sur l'orientation du parti, qui, vu les élections du 21 avril et du 29 mai, doit se faire à gauche toute.

Puis vint celle de Hollande "Pour une Alternative à gauche". Déjà nous avons un mot en commun. L'intro critiqua les contributions qui proposeraient tout par démagogie, sous forme d'inventaire total. D'accord, je ne me sens pas concerné, car la notre propose aussi comment financer nos réformes fondamentales, bien que je sache parfaitement qu'elle s'adresse à nous ! Puis vint le programme. J'aurais été de bonne humeur j'aurais éclaté de rire. Ce n'était pas le cas, je fus donc consternée. Et vint un inventaire à la Prevert, sans aucune proposition de financement ! Certains, à droite, applaudissaient à chaque phrase. Effectivement celà paraissait le rêve, sauf qu'aucune info sur le redeploiement ou non des impôts. Le mystère reste donc entier. Et sinon (et ce qui manque est d'importance, je répète) tout y était pour plaire à tout un chacun. Alors qui fait dans la démagogie ? Qui fait un inventaire ? Curieux de dénoncer chez les autres ce qu'on fait soi-même, et pas les autres ! Et les applaudissements furent énormes. Forcèment chacun y trouvait une séduction faite pour lui. Mais que des militants du PS soient aussi peu formés à la politique est consternant. Ils applaudissent pourquoi ? Parce que c'est Hollande ? ou pour un programme ? ou parce que ce courant est majoritaire dans la fédération, et que c'est un moyen d'être "bien" avec le pouvoir local ? On ne sait pas vraiment. Sans doute un mix du tout.

Suis-je partisane ? Je me pose vraiment cette question, et ne peut répondre que non. Désolée. Ils me diront la même chose d'eux. OK. Sauf que des faits sont là, il suffit d'écouter et de comprendre le contenu de ce qui est dit. Celà nous promet des "beaux jours" pour après le congrès dans le parti si, et je crois que c'est ce qui va se passer, le vote des militants donne la majorité à ce courant.

Déjà ce Congrès à été convoqué à la va-vite, sans laisser le temps, après le référendum, de rassembler les militants et d'enregistrer de nouvelles adhésions. Déjà ils avaient, la majorité, joué pour ne se donner aucun risque de perdre. Et voilà que les militants n'y voit que du feu sur la politique proposée.

Celà fait maintenant au moins six mois que je me demande ce que je fais dans ce parti. Durant la campagne on a du encaisser les insultes les plus diverses, allant même jusqu'à nous accuser "de faire le lit du FN". Cependant, bien qu'en plus la fédération de mon département avec ses pratiques de non militantismes, d'empêchement systématique d'expression de la gauche, par tous moyens même les cris pour empêcher de parler, je suis entrain, à mon grand étonnement, de choisir de rester.

En effet où aller ailleurs ? Déjà je suis ferme sur le fait que j'ai besoin de militer dans un parti. Ensuite, il me semble que c'est dans ce parti que se joue tout l'avenir de la gauche en France. Former un autre parti ? Nous avons derrière nous les exemples des militants du PC qui en sont sorti sur la gauche. Nous avons l'exemple de Chevènement qui est sorti sur la droite. Quel avenir ont-ils eu ? Aucun. Quelle influence ont-ils eu sur la politique française ? Aucune.

Par contre, dans le PS, qui a une quantité de défauts insupportables, la gauche garde une influence certaine. Même si c'est pour nous copîer, et tant mieux.

Attendons maintenant les motions qui vont être présentées au national samedi 17/09, soit demain.

Par Annie - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
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Dimanche 11 septembre 2005

Pour une Alternative Socialiste

On a dit tellement de choses qu'il va m'être difficile de tout résumer sans faire des choix.

D'abord, j'ai trouvé un transport, et suite à des incongruités de mon « chauffeur » qui ne savait pas suivre des panneaux dindication routières (il nétait pourtant ni sénile ni jeunot) nous avons été 100 km trop loin et avons même passé la frontière espagnol. Vivi ! Au retour on a failli y retournervivivi ! Nétant pas moi-même au volant, il métait tout de même difficile dêtre aux aguets à chaque minute, et surtout je ne pouvais pas conduire à sa placemais jaurais bien voulu.

Nous ne sommes arrivés sur place quà la fin de la première journée, où était présents, en tribune : Cassen (Attac), Debons (Copernic) et notre camarade Peillon.

Toujours dans cet esprit d'unité, le dernier jour sont venus à la tribune, pour le meeting de clôture : Zucarelli (PRG), Bavey (Verts), Salon (PC, fête de lHuma ce même WE), Bruno Julliard (UNEF), et bien sûr : Filoche, Généreux, Emmanuelli, Castex, Dolez, Masseret.

L'ordre du jour prévu pour le deuxième jour a été un peu bousculé. Le programme fut :

  • Pour une Alternative Européenne
  • Quelle Alternative à la mondialisation libérale ?
  • Pour une nouvelle donne industrielle
  • Quelle alternative à la politique néoconservatrice de la droite ?

Je n'ai pas assisté à tout, car dans ces WE il est tout aussi utile déchanger entre camarades de régions différentes de : latmosphère du PS chez untel, de sa position politique sur tel point, de lunité avec dautres organisations chez lui, et aussi comment va-t-il dans sa vie, car nous ne sommes pas que militant, mais avant tout des humains.

Quelques points qui me semblent importants :

  • L'industrialisation doit être pris en main par la puissance publique, et, pour permettre des investissements nécessaires à long terme ne pas être décomptés dans les déficits par la banque centrale européenne (qui elle-même doit être sous contrôle politique).
  • Le transport a été beaucoup discuté. Les autoroutes emploient 18 000 salariés. Les privatiser et les automatiser est risquer un chômage supplémentaire. Le prix des transports par route doit être payé à son vrai coût pour empêcher le tour du monde des produits qui induit des délocalisations et la pollution. Dont les horaires des conducteurs qui travaillent 230H/mois, et nont lobligation de sarrêter que toutes les 4H30, alors que le péquin moyen doit le faire toutes les deux heures. Les routiers ne sont pas des surhommes.
  • La politique actuelle d'insécurisation du salariat par notre gouvernement qui plaide pour la « modernité » ne fait que nous ramener au début du XIXè lorsquaucune protection sociale nexistait et que le contrat était journalier.

Notre projet d'une Alternative socialiste, et non dune alternance, bien différente, est moderne et vise lavenir. Hollande plaide pour ne pas promettre de « grandes réformes ». Nous sommes tout le contraire : nous voulons ces grandes réformes.

  • Redistribution vers les bas revenus
  • Redéploiement des impôts avec diminution de la TVA, le plus injuste et augmentation des tranches de lIR (Impôt sur le Revenu) à linverse du gouvernement actuel qui a ramené les tranches de 12 à 4, et laugmenter au contraire, non le baisser. Suppression de la CSG
  • Croissance du non-tangible : crèches, santé, confort des vieux, etc...
  • Politique industrielle, dont recherche sur dautres énergies que le pétrole
  • Garder toutes les entreprises de réseau nationalisé pour permettre une meilleure distribution, car elles sont trop cher et non rentables pour le privé. Ex : le portable en montagne.
  • Débloquer 50 milliards par an pendant 5 ans pour aider les nouveaux entrant en Europe.
  • Abrogation des lois scélérates de la droite

Plaidoyer pour un programme pour toute la gauche avec un calendrier, et rompre avec la résignation.

  • Défense de l'école laïque, la seule école républicaine.

Ne pas faire des discriminations positives qui créent et entretiennent les communautarismes, mais appliquer l'égalité inscrit au fronton de nos mairies, par des justes mesures sociales pour tous et non légalitarisme.

Nous sommes dans l'urgence sociale, la situation est explosive, tenir sur les fondamentaux du socialisme, comme Mitterrand le disait, début des années 80.

Redonnons au mot réforme son vrai sens qui nest pas un recul social comme le détourne de son sens notre gouvernement actuel, mais une avancée.

Par Annie - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
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Jeudi 8 septembre 2005

la deuxième partie me semble plus interessante d'un point de vu politique.


Me voilà sur l'attente d'un transport pour aller à Périgueux. J'ai pas assez de fric pour prendre le train. Y a lieu l'Université de rentrée de Alternative Socialiste Je m'y suis prise pourtant depuis juillet, et toujours rien, j'envisage l'auto-stop. Mais trop alléatoire. Combien m'ont dit :
- "ya un car de Lyon" : annulé
- ya des qui partent d'Avignon. Tél. impossible de les joindre
- un de Marseille qui prend l'initiave d'organiser un co-voiturage. Rien ce matin.
donc j'ai téléphoné à Paris. On me répond que "oui on va trouver" etc...

Voici le programme des réjouissances :

Vendredi 14H30 -17H : Ateliers Quel projet socialiste pour 2007

  • Atelier 1 : les services publics au coeur de l'action socialiste
  • Atelier 2 : l'éducation au coeur du projet socialiste
  • Atelier 3 : La protection sociale (sécu-retraite)
  • Atelier 4 : la jeunesse en première ligne contre le libéralisme, quelle organisation de jeunes socialistes ?
  • Atelier 5 : Des nouvelles institutions pour une nouvelle république
  • Atelier 6 : Après le non français et néerlandais quel nouveau traité ?

17H et suite : compte-rendus, séance plénière

Samedi : 4 tables rondes se succèdent

  1. une alternative socialiste européenne
  2. les délocalisations
  3. Le congrès du PS
  4. Quelle union de la gauche


Dimanche > 13H meeting de clotûre.

A Fouras ils étaient 1000. J'espère qu'on sera plus, au tout au moins autant à Périgueux.

Donc pas d'article ce week-end. Mais au retour, un compte-rendu, et les suites de l'effet de ce travail unitaire à gauche du PS.

Avec ce Katrina, je n'ai pas pris le temps d'en dire deux mots. Peillon s'est vu contraint par 90 % des militants de NPS de se rallier à Alternative socialiste pour faire une motion commune. Je vous passe les tergiversations.

Pour mémoire, il faisait comme-ci, avant, il n'y avait pas eu un 59 % de non au référendum avec toutes ses conséquences pour l'Europe et la France. Il oubliait en même temps le sens du non-vote pour Jospin en avril 2002. Ce qui n'était pas du tout la position de Montebourg, qui a fait une timide campagne pour le non en Allemagne, pour pas trop diverger des positions de NPS de ne pas bouger du tout pendant la campagne.

Moi j'ai trouvé qu'à la victoire, le dimanche soir, voir ces militants se jeter dans mes bras par réjouissance était un peu fort de café, après tout le boulot qu'on a fait et de ne les avoir jamais vu !

Par Annie - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
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Lundi 1 août 2005

Cette édition du Festival dAvignon sachève dans un climat tendu et amer.
Tension et colère, tout dabord, pour tout ceux qui, comme nous, luttent sans discontinuer depuis plus de deux ans pour défendre les droits sociaux, cest à dire entre autres, celui des artistes et des techniciens du spectacle. Pour tout ceux, qui, malgré leurs actions répétées une fois encore pendant ce festival 2005 (contributions et débats sur lexpertise citoyenne à lHospice Saint Louis, action symbolique du 8 Juillet à la Cour dHonneur, interpellations répétées du ministre de la communication,...etc), ne peuvent que constater lautisme du gouvernement, lenterrement programmé du dossier des intermittents du spectacle et la constante dégradation des conditions de travail et de vie des plus fragiles dentre eux.

Tension et amertume ensuite, pour la toute jeune direction bicéphale du festival prise sous le feu nourri des attaques assassines dune partie du public et de bon nombre de médias quant à laspect novateur (élitiste diront certains) de leur programmation (de La Provence à Politis en passant par lHumanité, le Figaro, France Inter etc... pas un média ou presque qui ny soit allé de son couplet poujadiste sur les choix artistiques du festival 2005). Nous pensons de notre côté que ces deux faits marquants du festival, ne sont à bien y regarder, que les deux facettes dune même et unique situation politique. Que dans un cas comme dans lautre, cest ³une certaine idée de la culture qui est visée.

Que dun côté on grignote les droits sociaux, pendant que de lautre on remet en cause lidée même de création et dexpérimentation artistique sous couvert de divorce avec le public. Que cela est parfaitement cohérent. Et quil sagit dune même et unique volonté politique dont nombre de médias se font au minimum les complices.

Quel rôle, la médiacratie (médiocratie?), qui vilipende aujourdhui les spectacles du "In" jugés trop provocateurs ou pas assez populaires, a-t-elle tenu il y a trois mois à peine dans la campagne référendaire ? Quelle fut son indépendance par rapport au pouvoir ?

Il est de notre devoir de ne pas loublier !

Il semble bien dailleurs que pour une fois la communication ait échappé à RDDV et que certaints médias aient pêché par excès de zèle en annonçant sa venue impromptue à Avignon pour faire le point avec les directeurs du festival. Le ministre a eu beau corriger le tir immédiatement en affirmant que cette visite était prévue de longue date et quil ne sagissait en aucun pour lui dintervenir dans les choix artistiques du festival, nous avons suffisamment lhabitude du double langage permanent de RDDV pour être sceptiques !...

Il est de notre devoir dêtre aujourdhui solidaires avec léquipe du festival dAvignon même si nos analyses ont été parfois radicalement opposées sur bon nombre de sujets ayant trait à notre lutte. Nous savons bien, nous, que ceux qui attaquent aujourdhui le festival et la création contemporaine sont les mêmes qui nont pas défendu hier la lutte des intermittents, les tenants de la culture télé, les partisans du nivellement culturel par le bas. Nous noublions pas non plus que tout pouvoir totalitaire sattaque toujours, directement après ses opposants politiques, à ses artistes. Nous sommes les deux à la fois, et donc doublement concernés.

Par Collectif du 25 février - Publié dans : En France
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Dimanche 17 juillet 2005

"Pour une Alternative Socialiste"

Ca y est un texte unitaire est sorti cette semaine.

En language PS on appelle ça une contribution.

Alors on m'avait appelé avant qu'il sorte pour demander ma signature. J'étais pas vraiment contre, mais malgrè les signataires du texte, j'ai besoin de lire avant de signer. Comme les contrats d'assurance. Mais là pour moi c'est presque pire. Pour le matériel je fais pas trop attention, je donne facilement le peu que j'ai, mais pour les idées pas question de faire confiance d'emblée. Je ne peux que constater que mon caractère est donc plus porté sur les idées que sur le matériel. Ce qui mène ma vie se sont les concepts, la morale, la droiture (enfin bon j'ai des défauts comme tout le monde).....pas la possession. Ca m'a mené à ma perte question niveau de vie. Enfin bon j'étais pas seule à m'incliner dans ce sens, le chômage généralisé y a largement contribué. Mais bon j'ai plus souffert de ne pouvoir travailler pour gagner ma vie, que du manque de fric. Bien que le manque de fric brime ma liberté, et comme s'est ma valeur principale.....ben difficile de l'exercer.

Pour revenir au texte, il se trouve que j'avais plus d'internet, donc j'ai du faire imprimer dans un Web café. Wanadoo m'a vraiment couté cher si je compte la veille où j'avais été voir que j'avais plus accès à ma boîte toujours dans le même lieu. En tout 20 €. Plus hier la réparation par téléphone 20 € encore de n° 08...et rajouter le problème juste avant de l'anti-virus 15 €. Les problèmes aec Wanadoo m'auront coûté 55€. Donc l'avoir de 51 n'est pas de trop.

J'ai été tout de suite aux chapitres qui traitaient du futur. Car facile de faire le bilan du 29, et la répétition finie par en être fatiguante car c'est une chose qui doit être évidente. Donc je vois énoncer tous les préceptes économiques que vous me voyez mettre en évidence ici, dont le mot directeur pourrait être "la redistribution". Je vois aussi l'élargissement de l'assiette de l'IR. Contentement, car c'est une chose que j'avais abordé, en réclamant de payer un impôt pour me sentir citoyenne, avec à la clef, comme de bien entendu une retombée plus importante que le paiement, par d'autres voies.

Catastrophe je ne peux que constater que la réorganisation et le développement des Services publics ne peuvent se faire comme l'on voudrait car les lois européennes sévissent.

Il y est question aussi de l'encouragement à l'investissement dans l'industrie, par des engagements de l'Etat entre autre.

Et tellement d'autres choses qu'il serait trop long de développer ici, car les 50 pages sont denses. Rien de superflue.

Donc il s'agit bien d'une réorientation totale de l'économie, dans une idée de frein au libéralisme, et de "repression" tant que possible, par exemple un taxe Tobin à la sortie des capitaux d'Europe.

Il y est aussi exposé une réorganisation totale du PSE (parti socialiste européen) en courant d'idées et non plus par nation comme actuellement qui empêche toute possibilité de se reconnaitre pour insuffler une autre politique en Europe. Et puis le nationalisme, c'est pas le truc exitant pour l'Europe.....

Me voilà enthousiasme et le moral qui revient. D'autant que s'y trouve en signataires des courants majoritaires qui ont eu le courage de voter NON. Je ne saurais dire s'ils y ont appelé ? Ou alors des qui ont voté OUI dans l'idée (ils ont rien compris au texte....) que c'était ainsi qu'on pouvait freiner le libéralisme.

Au fait une amie de longue date qui habite loin m'a demandé "mais t'as lu le texte du TCE????" mettant en doute le résultat. Ben vi que je l'ai lu, et que même je l'ai étudié. Elle surprise, me croyant à peine m'a "avoué" qu'elle n'avait pu le lire, ce à quoi j'ai répondu que justement c'était le 1er reproche à faire à ce texte, et je lui fais remarquer que la Constitution des E-U contient 7 articles clairs et simples, que celle de 58 en contient 26 (je crois ou 28?) clairs idem. Elle ne répond pas à la question "qu'as-tu voté", sans insister, car visiblement, elle n'ose "avouer" qu'elle aurait voté OUI. C'est pas un péché que j'ai dit, l'important c'est le contenu du vote : "contre le libéralisme".

Et bien évidemment j'ai aussitôt téléphoné pour faire savoir que je signais.

Ce texte d'unité redonne espoir. Je pense même que certains LCR pourraient être d'ac avec. Moins sur pour les militants PC. J'aimerais même pouvoir le faire signer dans l'unité à des gens extérieurs au PS.

Il est en ligne !

Par Annie - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
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Texte libre

Bonjour,

Je m'en vais. Du PS. J'ai fais ce que j'ai pu. La suite, donc les prémisses, puis le départ et l'après c'est sur sortie du PS

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