Quelle belle victoire, et quelle joie après tant de combat : un non de gauche écrasant, un Non Socialiste majoritaire !
Bravo le salariat français ! Cest le même vote le 21 avril 2002, la grande grève 2003, le 28 mars 2004, le 13 juin 2004, le 29 mai 2005, ce peuple rejette inlassablement le libéralisme et la gauche qui lui fait des concessions, et il veut une gauche à sa hauteur !
Un tout petit détail ce soir, dont jai été victime a contrario de ma joie...
Récit : J'étais invité à France 2...
Voilà ce qui s'est passé, presque une semaine à l'avance, Gilles Leclerc m'appelle et me laisse un message, pour le joindre, puis me rappelle et me propose de venir à France 2 le dimanche soir sur un plateau à 23 h 30.
J'accepte,
Une de ses collaboratrices (SB) me rappellera deux fois pour avoir le numéro de la voiture qui m'amènera afin de la communiquer à l'entrée, je nai pas de voiture, jinforme que je viendrais en taxi, on me précise le lieu darrivée.
Je quitte mes enfants et mes amis en pleine fête de la victoire du non, à Confluences, vers 22 h 45, M° Alexandre Dumas, je trouve un taxi qui m'amène vers 23 h, on m'accueille, on me maquille, et j'attends, d'abord un peu, puis de plus en plus, jattends, on me rassure à plusieurs reprises, il y a du retard, mais vous passerez, donc restez, nous sommes plusieurs à attendre en effet, Patrick Braouzec, Alain Bocquet, Jacques Nikonoff, Georges Sarre, Vincent Peillon, Christian Paul, quand on se parle, on constate qu'on est tous en retard mais moi plus que d'autres car selon le planning, on m'avait dit que je passerais avant eux, et puis on fait passer devant nous, qui sommes debout à l'entrée du studio, Mme Boutin, et d'autres ouiistes, Hortefeux, Coppé, surtout, et enfin JM Ayrault rentre, me serre la main, mais... contrairement à ce quon ma dit, ce nest pas mon tour.
Tous les ouiiistes passent, les derniers arrivés passent entre nous, devant nous, selon une mystérieuse sélection, les responsables sécartent, se font insaisissables, jentends des gens qui travaillent qui disent mais la rédaction est partagée comme toutes les rédactions, dautres qui me font bonne mine, et sinforment de la tournée du trio du non socialiste, on voit Julien Dray passer, puis Arlette Laguillier, tout ordre semble bousculé, mais finalement on me dit, "dans un quart d'heure, c'est bon, c'est sûr", et un quart d'heure après, que jai attendu, avec une attachée de presse, qui me fait patienter courtoisement, on me fait rentrer dans le studio, je mapproche de la table ronde ou Krivine et Donnedieu de Vabres parlent, mais la même attachée de presse qui ma fait rentrer, après avoir parlé avec Arlette Chabot, me fait signe et me fait ressortir et me dit qu'il n'y a plus de temps, plus de place, et que je ne parlerais pas ce soir... que cétait impossible,
Il est 1 h du matin... J'ai pris deux heures et demi, gâché ma soirée, je suis fatigué, après 86 meetings dans 20 régions, en dix semaines, je suis resté debout une heure et demie, dans une "queue" de notabilités, je navais pas demandé à être là, et à aucun moment on ne m'a dit, devant mes questions, et mon indignation croissante "c'est vrai il y a un problème", non, on m'a assuré que j'allais "passer de façon imminente", m'empêchant même de partir, quand j'en manifestais l'intention... On m'a finalement dit en répondant à ma question que la responsable qui avait décidé cela était Arlette Chabot, or celle-ci qui m'a cotoyé à maintes reprises, toute la soirée, ne m'a pas adressé la parole, ni même dit bonjour, et elle ne m'a donné aucune explication alors que cest elle dont on ma dit quelle avait décidé de méliminer après tout cela.
Je le dis, ces gens-là, du "service public" se comportent de façon indigne,
Selon une expression consacrée, "comme des chiens" : ils croient peut-être que l'on peut insulter comme cela des militants, des responsables, des humains...
Pendant des semaines, ces rédac chefs de tous poils, ils nous ont pourri la vie, insulté sur tous les tons, interdit de parole, darguments, avant que le peuple ne résiste et ne leur dise massivement et admirablement "non" en dépit de 90 % de matraquage quotidien, mais cela ne leur suffit pas, ils n'entendent pas, ils donnent la parole encore à ceux qui ont perdu, et traitent ceux qui ont gagné, qui ont mouillé leur chemise, comme des chiens, de façon, non digne, ils espèrent peut-être encore que lon va se taire et se laisser humilier, sans doute ? Je diffuse cette lettre publiquement, parce que ce genre dhumiliation, demande lheure dune certaine revanche, parce que des sectaires qui dirigent notre télé publique et se comportent comme cela, ça doit se savoir, et ne pas rester confidentiel, normalement lheure du changement en profondeur devrait sonner et jutilise des termes modérés vous laurez compris...
Lundi 30 mai,
Victoire, lendemain du jour où 55 % de notre peuple, le peuple de gauche a rejeté victorieusement cette constitution libérale, nous allons écrire lhistoire de cette bataille et son ampleur, nous sommes allés chercher les voix socialistes une à une, et nous avons connu une belle dynamique, un élan de gauche fantastique, et cela nous promet de beaux lendemains, les mots dordre sont constituante européenne, et dehors Chirac et le PS doit écouter le peuple de gauche , cest ce que jaurais dit si javais pu parler à France 2, et jaurais essayé dajouter : unité, unité à gauche, unité des socialistes, unité de la gauche des socialistes...
Gérard Filoche
PS : ce mel est envoyé à 300 journalistes, et en copie, dés que j'ai ses coordonnées à Arlette Chabot...
Fier de notre NON !
boule de neige qu'on dise oui ??? t'as un train de retard.
Nous avons dit non ! Tu le sais maintenant, il y a des m(#(#Ã#)©#)dias dans ton coin. Mais les croit pas s'il te dise que c'est par égoïsme, vue étroite.
Non ce sont les classes laissées pour compte qui ont dit non. Et nous avons nos "élites".....mot tant décrié durant la campagne.
Elles se trouvent dans Attac, Copernic, les Amis du Monde Diplomatique, le Parti Socialiste (he oui yen a !) ou nulle part. ET ceux-là ne sont que Généreux (il y a même un qui justement porte bien ce nom).
Nous en avons assez des pauvres qui augmentent dans toute l'Europe (y compris chez les nouveaux arrivants), des chômeurs, des recul sociaux de toutes sortes.
Nous voudrions que les acquis sociaux de l'Europe de l'Ouest arrêtent de reculer. Et que l'Europe de l'Est puisse en bénéficier plutôt que d'avoir le choix entre dumping social et fiscal, puisqu'aucun budget ne leur est prévu, à contrario de ce qui a été fait pour l'Espagne, le Portugal et la Grèce.
Annie Stasse - 01.06.05 à 03:33 - # - Répondre -