Samedi 4 juin 2005

Ou les rapports de pouvoir dans le PS

Comme dit Guigou : "Il faut que les français sachent où va le parti".

Oui nous commençions à le comprendre depuis hier.

A l'égal de Chirac avec un gouvernement qui ne tient aucun compte du vote des français, nous voilà avec le premier parti de France qui punit les gagnants.

Laurent Fabius prend pour les autres. Par sa position de second. Hollande et ses comparses ne peuvent supporter que soit représenté juste en second un qui ait affiché ses opinions différentes de la ligne officielle. Tout le monde (dans le parti la gauche et la droite) l'accuse de vouloir le pouvoir. Qui ne le veut pas ? Sinon on reste militant de base ou on est simple adhérent d'un parti minoritaire en France.

Finalement ceux qui se sont mis en recul depuis plusieurs années (Emmanuelli) depuis quelques mois (Montebourg) gagnent sur tous les tableaux.

Curieusement pour la gauche du parti Fabius ne représente rien. A-t-il fait un calcul ? Et pourquoi pas...ça ne me gêne pas. C'était un bon calcul pour être en symbiose avec la majorité du peuple français. Un accent mitterandien ? Tant mieux pour le parti de revenir à ses origines.

Alors décidemment le parti socialiste et Chirac sont sur une même ligne : ne pas écouter ces français qui ne comprennent rien. On ne peut dissoudre le Peuple. On fait comme si rien ne c'était passé le 29/05. Ils avaient le même projet pour l'Europe. Ils avaient les mêmes politiques en France. Ils ont les mêmes analyses. Ils ont des actes similaires.

Les médias font de même qui nous gratifient de leur mépris ou de leur ignorance.

Ont-ils tous assez la tête dans le sac de la course à l'échalote pour risquer :
- plus de voix à l'extrême droite

Veulent-ils tous une émeute en France ?
Par Annie - Publié dans : Et maintenant ???
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Vendredi 3 juin 2005

Un spectre hante l'Europe : un " non » français au traité constitutionnel. Le « non » ne signifierait aucunement l'abandon de la monnaie unique et du projet politique européen, il le ferait rebondir et placerait la France en position de force dans la renégociation du texte. Il permettrait à la gauche française de lever le malentendu quelle entretient avec le peuple, né dune parenthèse ouverte en 1983.



Souvenons-nous,cest à ce moment que François Mitterrand, convaincu par Jacques Delors contre Jean-Pierre Chevènement, décida daccélérer la construction européenne. La France venait de subir deux vagues de spéculation contre la plus audacieuse des politiques économiques quaucune gauche démocratique ait jamais tentées. Cétait entre 1981 et 1983. Jean-Pierre Chevènement, Laurent Fabius et Alain Lipietz lui proposaient à lépoque de sortir du SME pour se moquer des marchés financiers. François Mitterrand trancha un soir de mars 1983 en faveur de la coopération avec nos partenaires européens afin de tirer parti des potentialités dun grand marché unique et de la coordination en son sein des politiques économiques. La monnaie unique devait ensuite ouvrir la perspective dun euro-keynésianisme non contraint par une spéculation financière entre les monnaies nationales dalors.

Comme première condition nécessaire à la monnaie unique, il fallait arrimer le franc, attaqué par les marchés, au mark. Il fallait pour cela « ouvrir la parenthèse ». afin de rétablir la « confiance » des marchés. Le prix à payer fut donc la « désinflation compétitive ». Appuyée sur les trois rigueurs (monétaire, budgétaire et salariale), elle permit de rétablir le taux de rémunération du capital et les profits, mais ne fut pas étrangère à « vingt piteuses » années au cours desquelles la croissance, linvestissement et le pouvoir dachat resteront en berne.

Comme deuxième condition, il fallait convaincre nos partenaires allemands, peu enclins à aliéner leur souveraineté monétaire et à coopérer avec les pays du « club med ». Le prix à payer fut la concession dune banque centrale indépendante dont les statuts furent décalqués de ceux de la Bundesbank.

Ces sacrifices avaient cependant une contrepartie : la monnaie unique, que les authentiques libéraux et les marchés anglo-saxons ne cessèrent de vilipender, au point dorganiser une nouvelle spéculation contre le franc à la veille du référendum sur le traité de Maastricht, heureusement remporté par François Mitterrand. Il restait alors à remplir la bouteille, encore à moitié pleine (ou à moitié vide) dEurope sociale et fédérale. Malheureusement, cette bouteille sest, depuis, progressivement vidée.

La dérive libérale de lEurope commença à Amsterdam, où fut pérennisé le pacte de stabilité consacrant la rigueur budgétaire. Elle se poursuivit à Lisbonne, où la stratégie de lemploi pour une Europe hautement compétitive recommanda « dabaisser les charges fiscales pesant sur lemploi », « daméliorer lincitation des chômeurs à rechercher un emploi » en assurant le « suivi individuel » de leur formation. La dérive libérale atteignit des sommets à Barcelone où Jaques Chirac et Lionel Jospin acceptèrent dans un même paquet le dogme de léquilibre budgétaire, la réforme des retraites et louverture à la concurrence du secteur de lénergie. Pour couronner le tout, la commission mettait au point les directives nécessaires à assurer la libre circulation des marchandises et des services, telle que la directive Bolkestein.

Lensemble de ces principes et directives est consacré dans la partie III du traité constitutionnel, comme si lon avait joint à la constitution le programme économique dun parti libéral. Celle-ci devra être retirée en cas de renégociation du texte. La partie III encadre strictement la possibilité dutiliser les instruments budgétaire et monétaire, soupçonnés de fausser la concurrence et de provoquer linflation, en constitutionnalisant le pacte de stabilité et « lindépendance » de la BCE. Or la politique de la BCE entretient aujourdhui un taux de change de leuro excessif qui pénalise lEurope qui nest pas étrangère au fait que les entreprises soient poussées à baisser les salaires et à délocaliser. La partie III comprend toute la panoplie des politiques dajustement structurelles libérales. Elle promeut de plus la notion de services dintérêt économique général ouverts à la concurrence, qui représente un recul notoire par rapport à la notion de services publics parce quelle revient à confier la gestion des biens et services collectifs à entreprises privées ou privatisées. Schizophréniques, celles-ci devront à la fois produire à perte pour assurer ces missions tout en assurant les profits réclamés par leurs nouveaux actionnaires ! Larticle III-314 interdit la possibilité dun tarif douanier commun qui soit de nature à protéger les industries européennes de linvasion des marchandises produites par des entreprises délocalisées. Larticle III-156 interdit toute taxe Tobin qui soit de nature à prémunir lEurope dune éventuelle spéculation contre leuro.

Les promoteurs dun « oui de gauche » sabritent pour leur part sous les hospices de la charte des droits fondamentaux (partie II). Or la partie II « ne crée aucune compétence nouvelle » et préserve le principe de subsidiarité. Larticle III-210 écarte de son champ la protection sociale, le droit de grève et les salaires, tandis que Tony Blair a obtenu dans larticle III-171 que lharmonisation fiscale ne puisse avoir lieu quà lunanimité des 25 ! En labsence dun accroissement des fonds structurels, bridés par linterdiction faite à la banque centrale de les financer, les pays issus de lélargissement sont condamnés au dumping social et fiscal dans un marché unique avec monnaie unique.

Les promoteurs du « oui de gauche » brandissent également larticle I-3-3 définissant les principes dune « Europe de développement durable fondée sur () une économie sociale de marché, hautement compétitive, visant le plein emploi () ».

Malheureusement, le traité encadre strictement lutilisation des instruments monétaire et budgétaire. Il organise de vastes transferts de droits de propriété au détriment des entreprises publiques qui, asphyxiées pour cause de « concurrence non faussée », seront contraintes douvrir leur capital pour lever des fonds propres. Dès lors, la philosophie de larticle I-3-3 revient à appuyer la marche du capitalisme actionnarial sur des béquilles éthiques consistant à prier les actionnaires et les fonds de pension de pratiquer le développement durable... comme aux Etats-Unis. Outre que la foi en une « économie sociale de marché » est parfaitement partagée par la charité libérale et par la branche sociale du catholicisme, le principe dune économie « hautement compétitive » est au plus haut point ambigu. Le terme même de licenciement pour motif de compétitivité fit lobjet dun vif débat avec les syndicats lors de la préparation de la loi sur les restructurations du gouvernement Raffarin parce quil présageait de linscription dans la loi des licenciements boursiers. Cest encore au nom de la compétitivité que le MEDEF ne cesse de réclamer la fin des aides aux entreprises publiques et à léconomie sociale, soupçonnées de fausser la concurrence. Enfin, noublions jamais que, pour les économistes libéraux, léconomie mue par la concurrence parfaite converge toujours vers le plein-emploi, qui correspond à une situation où le chômage est de nature volontaire. Cette grille de lecture, adoptée pour définir la stratégie pour lemploi de Lisbonne, invite déjà les pays de lUnion à accroître le « taux demploi » des chômeurs suspectés de profiter des allocations chômage. Elle sincarne déjà en France et en Allemagne par la réduction de la durée dindemnisation du chômage, assortie de menaces de sanctions des chômeurs.

 

A lissue de ces vingt piteuses, moins que jamais, lEurope libérale parvient à assurer un taux dinvestissement laissant lespoir aux chômeurs de se réinsérer. Moins que jamais, le peuple peut sidentifier à cette constitution. Parce que le non est majoritairement de gauche, sa victoire, qui ne manquerait pas de se propager, remettrait au premier plan la question sociale dans toute lEurope. Cest en cela quelle inquiète les élites néo-libérales. En France, elle est porteuse dun rapport de force analogue à celui dun 10 mai 1981, nécessaire pour refermer la parenthèse libérale !


Refermons la parenthèse libérale !, éd. La Dispute

Par Liem Hoang-Ngoc - Publié dans : Economie
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Mercredi 1 juin 2005

La Coordination 84 pour un NON de GAUCHE se réjouit de la victoire du NON.
Communiqué du 30 mai 2005

 

CE N'EST QU'UN DEBUT ...

 

C'est d'abord la victoire du peuple de Gauche, des salariés, des chômeurs, des précaires, des retraités, de toutes celles et de tous ceux qui ont voulu dire stop à la politique de casse-sociale du grand patronat, du MEDEF et de Chirac, à cette politique ultra libérale que le projet voulait constitutionnaliser et qui provoque l'aggravation du chômage, les délocalisations, les emplois précaires, les horaires flexibles, les petits boulots, les baisses de salaire, les attaques contre les droits sociaux, les retraites, la sécurité sociales, les services publics.

 

C'est aussi la victoire des militants de la LCR et du PCF, des écologistes et des socialistes pour le NON, des adhérents d'ATTAC et de nombreuses autres associations, des intermittents de l'AIP-PACA, des membres de la CGT, de la CONFEDERATION PAYSANNE, de la FSU, du MODEF, de SOLIDAIRE et d'autres syndicats qui, depuis des mois, ont multiplié les réunions et les porte à porte pour montrer les effets pervers de ce projet de constitution et développer les multiples raisons de voter NON.

 

La Coordination 84, en accord avec les autres collectifs créés sur la base de l'appel des 200 initié par la Fondation Copernic, propose aux signataires de l'appel mais aussi à toutes les femmes et à tous les hommes de Gauche qui veulent changer la France et changer l'Europe de continuer à travailler tous ensemble pour amplifier cette victoire.

 

C'est dans ce but qu'elle organise une réunion qui aura lieu le lundi 6 juin à 20h. à la Mairie d'Avignon (salle des fêtes).

 

Tous ensemble, nous gagnerons.

 

Changement de dernière heure : Maison Pour Tous de Monclar-Nord (20 avenue Monclar. Avignon)

Par Anonyme - Publié dans : Et maintenant ???
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Mercredi 1 juin 2005

Ce 29 mai 2005, les Français ont dit « non ». D'aucuns tenteront de brouiller le sens du vote comme ils ont tenté docculter la mobilisation citoyenne et populaire inédite qui a permis la victoire du « non ».

Certes, des « non » souverainistes ou nationalistes sont mêlés dans les urnes au « non » des pro-européens de gauche, tout comme le « oui » socialiste sest mêlé au « oui » du patronat et de la droite. Néanmoins, la multitude des enquêtes dopinion, tout au long de la campagne, ne laisse pas la place à la moindre ambiguïté quant au sens du résultat.

Le « non » na pu lemporter quen raison du vote majoritaire chez les électeurs de gauche en général et socialistes en particulier ; il a été dabord porté par la mobilisation contre le traité constitutionnel des ouvriers, des employés, des salariés du secteur public, bref de tous ceux qui sont les plus exposés aux méfaits des politiques néo-libérales menées dans ce pays et dans toute lEurope au nom de lidéologie du tout marché.

Cest donc, en tout premier lieu, le peuple de gauche qui a remporté cette victoire, à la suite dune campagne et dun débat public centré sur la promotion ou la critique des arguments de la gauche pro-européenne qui refuse la constitutionnalisation dune Europe néo-libérale. Mais cest aussi, plus largement, « la victoire des démocrates » heurtés par la collusion du pouvoir et des médias pour bâillonner ou marginaliser lexpression du « non » pro-européen, pour intimider et effrayer les citoyens portés vers le « non », pour installer lidée intolérable quun seul choix était possible. Cest enfin la victoire de tous les pro-européens convaincus quon ne fait pas lUnion des peuples en les livrant à la guerre économique.

Lattente majoritaire du peuple français ne fait ainsi point de doute : il exige lélaboration dune Constitution vraiment démocratique et la refondation de la construction européenne sur le projet dune Europe politique au service de la coopération des peuples et du progrès social partagé.

En allant jusquau bout de leur conviction, les Français ont donné une magistrale leçon de maturité et de démocratie à tous ceux qui les croyaient trop bêtes pour mériter le respect, la parole et le pouvoir de décider. Ils ont démontré que le mépris ne paye pas, la menace ne paye pas, la censure ne paye pas. Ils se sont réappropriés la question européenne et ont exprimé avec force que, désormais, ils entendent choisir en connaissance de cause et ne se laisser influencer que par de vrais arguments, à lissue dun débat pleinement démocratique. Leur « non » rappelle une vérité simple : rien nest plus fort quun peuple en marche et ceux qui prétendent le guider devraient aussi apprendre à le suivre.

Cest à rencontre de ce peuple français que, comme tant dautres, nous sommes allés, durant un tour de France qui nous a mené dans 20 régions, et fait participer à près de quatre vingt dix réunions, tantôt en trio, tantôt séparément. Nous avons choisi de porter le « non » socialiste en trio, afin de manifester lunité possible et nécessaire de tous les courants socialistes décidés à ancrer ce parti à gauche : Nouveau monde, Nouveau parti socialiste et Forces militantes. Partis pour informer et convaincre, nous avons aussi beaucoup appris au contact de milliers de militants de toute la gauche qui ont été les vrais artisans de la victoire. Nous avons côtoyé des dizaines de milliers de citoyens informés, texte à la main, résolus cette fois à rester maître de la décision. Nous avons découvert un peuple de citoyens qui a élevé le débat à son plus haut degré. Et, au terme de notre campagne, nous nous sentons grandis de nous être hissés à la hauteur de ce peuple-là.

Alors, ce dimanche soir cest avec une légitime fierté que le peuple investit les places publiques pour une grande fête joyeuse. Et, vingt-quatre ans après la liesse qui lenvahissait déjà le 10 mai 1981, il fête en réalité la même bonne nouvelle qualors, la même nouvelle espérée aussi longtemps, désirée avec autant dimpatience : une autre politique est possible, un autre monde est possible, une autre Europe est possible !

Mais après la fête, le 30 mai au matin, la France et la gauche ont rendez-vous avec lhistoire. Le « non » français crée lopportunité dune vraie refondation démocratique de lEurope. Il manifeste en effet au reste de lUnion que les pro-européens ont le droit de dire « non » sans menacer pour autant la construction européenne. Quand ce « non » aura finalement entraîné la négociation dun meilleur traité, tous les citoyens européens seront incités à imiter les Français : ils exigeront à leur tour le débat, le référendum et le pouvoir de dire « non » ; ils feront de lEurope laffaire des citoyens. Parce que la France est la première à dire « non » et pour les bonnes raisons cest à elle de

donner limpulsion nécessaire à la reprise des négociations.

Nous devons donc exiger que le Président de la République se soumette à la voix du peuple quil a sollicité ou alors quil se démette. Le Président ne peut décemment remettre la décision au peuple et ne pas respecter ensuite lexigence de ce dernier : une nouveau traité. Mais nous savons quaucune indécence ne dérange Jacques Chirac. Par deux fois il a fait la sourde oreille à la sanction sans appel infligé par les électeurs aux politiques de casse sociale que son gouvernement conduit.

Ne comptons donc pas sur lui pour être le porte-parole de préoccupations quil a lui-même reconnu de pas comprendre lors de sa première entreprise de communication à la télévision.

Cest donc sur la gauche que pèse la lourde responsabilité de transformer la victoire du « non » en victoire dune alternative au néolibéralisme dans lélaboration du prochain traité constitutionnel et dans lécriture du prochain programme commun de la gauche. Et le premier pas vers cette victoire a un nom : unité ! Unité à tous les étages de la gauche.

Unité des socialistes sur une nouvelle ligne respectueuse de la volonté exprimée par le peuple. Le PS fut divisé sur le référendum. Mais cette division naura plus lieu dêtre le 30 mai. Dés lors, quil sagira de négocier un nouveau traité, tous les socialistes peuvent se rassembler puisquil partage un même projet européen dont ils ont arrêtés les lignes à lunanimité dans leur programme pour les élections européennes. Le PS ne peut tout de même pas se retrouver après, comme avant le référendum, du côté de la droite et du patronat pour défendre son projet dEurope sociale ! Non ! Le Parti Socialiste na désormais dautre choix décent que de rejoindre son camp, celui de toute la gauche unie contre le projet européen néo-libéral.

Mais, comme après le 21 avril, la tentation peut saisir certains de ne pas reconnaître leur défaite dans les urnes et de maintenir le parti sur une ligne inchangée. Cest pour éviter la répétition de cette funeste erreur quil faut aussi et dabord réaliser lunité des courants minoritaires au sein du PS, puis lunité de tous les socialistes qui ont pris position pour le « non ». Unis, ils dicteront la ligne du parti. Divisés, ils livreront le parti au grand marchandage des factions. Nous ne pouvons pas décemment dilapider ainsi la grande victoire du peuple de gauche. Nous ne pouvons pas lui voler, lui gâcher sa victoire, et le désespérer en manifestant plus dintérêt pour le partage des postes que pour la réussite dune autre politique.

Lunité est tellement la clef de voûte de notre succès dans le combat à venir, que, même rassemblés, les socialistes ne sont rien sans « lunité de toute la gauche ». La victoire du « non » en fait léclatante démonstration : la victoire de la gauche nest possible que sur une ligne capable de rassembler et de mobiliser des militants de tous les mouvements de gauche. Durant cette campagne, il sest noué entre tous les militants du « non » quelque chose dessentiel que nous ne devons plus dénouer. Dans les jours qui viennent, asseyons-nous tous autour dune table pour envisager ensemble la suite. Cest le signe despoir quattendent des millions de Français. Ces derniers vont encore souffrir encore trop longtemps des politiques de casse sociale. Alors, un signe despoir dans une alternative prochaine, cest quand même le minimum que nous leur devons.
Par Généreux, Dolez, Filoche - Publié dans : Et maintenant ???
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Mercredi 1 juin 2005

Fier de notre NON !

boule de neige qu'on dise oui ??? t'as un train de retard.

Nous avons dit non ! Tu le sais maintenant, il y a des m(#(#Ã#)©#)dias dans ton coin. Mais les croit pas s'il te dise que c'est par égoïsme, vue étroite.

Non ce sont les classes laissées pour compte qui ont dit non. Et nous avons nos "élites".....mot tant décrié durant la campagne.
Elles se trouvent dans Attac, Copernic, les Amis du Monde Diplomatique, le Parti Socialiste (he oui yen a !) ou nulle part. ET ceux-là ne sont que Généreux (il y a même un qui justement porte bien ce nom).

Nous en avons assez des pauvres qui augmentent dans toute l'Europe (y compris chez les nouveaux arrivants), des chômeurs, des recul sociaux de toutes sortes.

Nous voudrions que les acquis sociaux de l'Europe de l'Ouest arrêtent de reculer. Et que l'Europe de l'Est puisse en bénéficier plutôt que d'avoir le choix entre dumping social et fiscal, puisqu'aucun budget ne leur est prévu, à contrario de ce qui a été fait pour l'Espagne, le Portugal et la Grèce.

Annie Stasse - 01.06.05 à 03:33 - # - Répondre -

Re: Fier de notre NON !

Je parlais du OUI à un effort supplémentaire en faveur du . Votre NON au référendum, je suis loin de le trouver négatif, comme je l'ai écrit dans le deuxième paragraphe. Un enrichissement qui comporte autant d'exclus est inadmissible. En passant, ATTAC est aussi au Québec. Je ne connaissais cependant pas Copernic que vous m'aurez permis de découvrir.

Le OUI de l'Europe à un plus grand financement du développement est déjà beaucoup comparé à ce que fait l'Amérique de Bush, mais il est encore trop timide.

michelmonette - 01.06.05 à 19:02 - # - Répondre -

Re: Re: Fier de notre NON !

Excuse-moi de t'avoir mal compris.
Quand tu parles "un plus grand financement du développement" tu parles des investissements? Effectivement en France aucun apport conséquent à des investissements de moyenne et longue durée. De même une autre chose qui change c'est l'épargne qui est importante. C'est l'esprit français "du bas de laine" du paysan. Et de mon point de vue il ne peut être qu'important au vue du risque chômage.

Annie Stasse - 02.06.05 à 02:19 - # - Répondre -

Re: Re: Re: Fier de notre NON !

Il y a deux mouvements qui commencent lentement à converger vers un investissement plus respectueux des êtres humains : l'investissement éthique et solidaire d'une part, l'épargne solidaire de l'autre. Du côté de l'investissement (actions, obligations), ce qu'il faut, c'est investir dans la solidarité. Du côté de l'épargne, il est tout à fait possible, tout en assurant nos arrières, de mettre une partie de notre épargne dans une institution qui va l'utiliser pour financer, par exemple, des projets d'achats équitables. En somme d'avoir des "bas de laine" solidaire.

Bref, on peut laisser les banques et les investisseurs institutionnels (caisses de retraite, mutuelles d'assurances et autres) décider, ou on peut exiger de celles-ci un comportement différent qui va être davantage créateur d'emplois correctement rémunérés partout dans le monde, France compris ;-)

Nous avons le pouvoir d'exiger, exigeons un investissement humainement rentable !

michelmonette - 02.06.05 à 07:26 - # - Répondre -

Re: Re: Re: Re: Fier de notre NON !

(ça devient un dialogue!)

Je vois que nous n'employons pas les mêmes mots en français de France et en français du Canada. Pour notre part, dans la tradition française les solidarités (chômage, santé, retraite, etc...) sont mutualisées. Un des problème que nous avons en ce moment est de les transformer en épargne obligatoire. Très différent. Nous n'en voulons pas d'où en partie notre NON.

Un des inconvénients de l'épargne obligatoire sont : les fonds de retraite, à l'anglo-saxon. Il y a parallèlement un mouvement pour "interesser" les salariés à leurs entreprises.

Dans les deux cas ils "forcent" les salariés à devenir actionnaire. Ils en espèrent une accalmie du salariat (qui forme 89 % des revenus des français).

Veulent-ils que les français deviennent schizophrène : d'un côté voulant + de profit en action et donc baisser les salaires, de l'autre augmenter les salaires et donc baisser les profits d'actions ?

PS - je vais copier coller notre dialogue que je trouve interessant pour mon site.

Annie Stasse - 02.06.05 à 13:51 - # - Répondre -

Re: Re: Re: Re: Re: Fier de notre NON !

Fort intéressant en effet comme dialogue. Je possède un régime de retraite par répartition, mais il est vrai que bon nombre de Québécois ont un régime par capitalisation. Mon régime est "déposé" à la Caisse de dépôt et placement du Québec qui l'investit dans l'économie du Québec. Notre caisse de chômage, pour sa part, est à Ottawa qui l'utilise abondamment pour réduire la dette fédérale. C'est d'ailleurs l'objet d'un intense débat, puisque la moitié seulement des cotisations retournent, dans les faits, aux chômeurs. Qui ramasse les pots cassés ? Le gouvernement du Québec qui doit prendre à sa charge ceux qui ne réussissent pas à avoir du chômage.

L'assurance-maladie est pour sa part de juridiction québécoise, tout comme l'assurance médicament, de même que l'assurance automobile pour l'indemnisation des victimes de la route. Tout cela relève de l'État. Le gouvernement québécois actuel a voulu réduire le rôle de l'État. Mal lui en pris. Nous n'avons jamais eu un gouvernement aussi bas dans les sondages. Les Québécois ont compris qu'ils n'avaient rien à gagner au désengagement de l'État, bien au contraire.

Il n'y a pas vraiment d'incitatifs de ce côté-ci de l'Atlantique pour que les travailleurs deviennent actionnaires de leur entreprise.

Petite précision, je suis Canadien par accident historique, mais profondément Québécois. Nous avons perdu deux référendums, mais nous n'avons pas dit notre dernier mot. Ceci dit, je n'ai rien contre les Canadiens.

Reste l'immense problème des pays dits sous-développés qui ont peu de revenus et par conséquent offrent peu de protection sociale à leurs populations. Je sais que quelques institutions financières en Europe offrent des possibilités à leurs clientèles d'épargner tout en investissant dans des entreprises situées dans des pays pauvres qui ont bien besoin de capital. Nous n'avons pas vraiment l'équivalent au Québec.
.
michelmonette - 02.06.05 à 23:44 - # - Répondre -
 

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Fier de notre NON !

La Caisse des dépôts et placement du Québec ressemble fort à notre Caisse des Dépôts et Consignations totalement sous la maîtrise de l'Etat. Je crois que cette caisse à plus ou moins disparue. Mais n'a absolument pas le même usage.

Le déficit de notre régime social dont il est tant question actuellement (depuis les années 90, sous gouvernement social-libéral) en particulier en fait depuis que l'état a lâché du pouvoir économique et le laisse aux mains (trop pour certains, pas assez pour d'autres) du marché "libre et non faussé" ! que parait-il notre système coûte trop cher...Alors il nous faudrait ne plus avoir de protections sociales ? Comme je suis sûre que non et qu'ils voient pas plus loin que leur bout de nez, ils ne pensent pas que privatiser les cotisations sociales reviendraient beaucoup plus cher à tous car il faudrait bien que les salariés aient un revenu conséquent pour cotiser individuellement à des caisses qui dans ce cas demanderaient en plus un bénéfice.....

Le déficit est du en fait :
- au chomâge devenu endémique
- aux réductions de cotisations faites au patronat que l'état ne remboursent pas
- aux non versements des dettes (toujours) du patronat laissé en l'état !

Je constate avec plaisir que vous n'êtes pas si "américanisés" que je croyais dans votre système social.

Les gouvernements qui furent en majorités socialistes dans les années 90 et 2000 en Europe (Blair, Schroeder, Jospin, Zapattero...) ont tous pris un tournant appelés soio-libéraux. Ils se sont tous coupés de leur électorat. Ils ont tous voulu laisser le libéralisme prendre le pouvoir dans les choix de l'Europe.

Alors excusez-moi si je parle peu des pays sous-développés. Dans l'actualité immédiate mon regard est porté sur l'avenir de l'Europe. Europe modèle social pour la planète. Espoir pour les désespérés. Pour que les bombes humaines soient moins nombreuses, que les intégrismes régressent. Dans quelques mois, j'espère que nous aurons redonné une autre voie à travers cette nouvelle gauche qui est née dans cette campagne pour le non. Nous avons un tel travail à faire dans le Parti Socialiste français, de jointure avec les PS européens...Sinon.....mais continuons à espérer, rien n'est joué

Le peuple de France vient de montrer à la fois son ras-le-bol et sa capacité à s'interesser à la politique, contrairement à ce que nos gouvernants pensaient.

A part ça mon premier acte militant fut sur les marchés parisiens en 64 de vente de "Le Courrier du Vietnam". Plus tard la Palestine, les kurdes, le Chili, et tellement d'autres.

Sur l'épargne des pays dits sous-développés, Je sais peu de chose. Je sais qu'il existe des prêts à taux 0 et très bas pour permettre une entreprise familiale. L'épargne destinée aux pays du tiers monde existe, mais est minime. Je ne crois pas à la suffisance de mobilisation individuelle, mais seulement collectif (incitatif d'état par exemple).

Je ne crois pas que la croissance 0 arrangerait la planète. Et bien sûr il s'agit simplement que cette croissance soit liée au confort de la personne et non à la consommation comme actuellement.

Annie Stasse - 03.06.05 à 07:50 - # - Répondre -
 
Par Annie/Michel Monette - Publié dans : Economie
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Lundi 30 mai 2005

ou La tête à l'envers

Hier soir sur les marches de la Mairie j'ai entamé un « Ce n'est quun début, commençons le combat » parce que nous avons fort à faire maintenant.

Ils veulent récupérer ou détourner notre victoire.

Quen aurait-il été si nous avions perdu ?

J'ai la grippe depuis une semaine. Je crois que celle-ci est du à langoisse qui métreint. L'angoisse de « comment on va sen sortir après ? » dans les deux cas de figures.

L'attente était presquinsupportable hier. Le résultat prit deux faces : il est net (merci aux électeurs) mais tout commence.

Il va falloir que nous qui nous sommes investi corps et âme dans cette campagne, nous affrontions aussi bien les ouitistes de mauvaise foi, que les non qui ne sont resté que spectateurs (et je ne parle pas ici des militants mais des « chefs »).

Moi qui déteste me battre pour avoir le pouvoir, ça va être ma fête !

La peur est de décevoir et dêtre déçue. Nous l'avons tellement été.

DSK et Cavada faisaient la gueule hier soir. Mais malgré tout arrogants.

Et le plaisir que jai, entre autre, est le pied de nez fait aux lobbies européens qui sinstallent à grand frais autour de la Commission à Bruxelles. Bien sûr leur pouvoir ne va pas sarrêter pour autant, mais au moins peut-être surpris dapprendre que la démocratie existe encore en France.

Nous avons subit tous les mépris, et en particulier celui des médias. Et nous les regardons encore. Il ny a pas de radio et de télé alternative !

Pauvre Chirac, il a pas de bol. Quand il décide de faire de la démocratie ça lui revient dans la gueule. Une fois avec les législatives, et maintenant avec lEurope !

Hollande pratique le même discours et raisonnement que Jospin depuis le 21 avril 2002.

- cest la faute des autres (gouvernements, partis « dextrême » gauche ou droite, etc)

- Faut retrouver nos forces, en continuant sur notre ligne qui est juste.

Que penser des gens qui nentendent pas ce quon leur dit ? Cest une sorte de communication que je connais au plan personnel depuis ma naissance, ce qui ne mempêche nullement den être toujours désarmée.

Je reçois à linstant une circulaire interne contenant un texte de Hollande. Il continue comme si rien ne sétait passé, sinon un accident de parcours du exclusivement au peuple qui naime pas ce gouvernement. Donc le peuple na fait que donner sa désapprobation à Chirac !

Au 21 avril cétait la faute des petits partis ! Sont-ils contre la démocratie ? sans parler de proportionnel

« Ils ont exprimé leur inquiétude par rapport à lavenir, dont lEurope a été injustement considérée comme responsable. »


Navons nous pas entendu le PS au pouvoir durant les années 90, et le gouvernement actuel nous dire et nous répéter « il faut tenir compte de lEurope, nous ne pouvons pas faire mieux, cest lEurope qui nous empêche de faire ce quon veut.. ».

Nous nous entendons quand on nous parle !


« Les socialistes, et jen suis fier, au nom de leurs engagements européens, de leur solidarité avec lensemble de la gauche européenne et surtout du vote que leurs adhérents avaient exprimé dans une consultation interne, ont fait le choix de la vérité sur le Traité constitutionnel, de la cohérence, de la sincérité, en dissociant le texte du Traité du contexte de politique intérieure. Ils nont pas à le regretter ; ils ont simplement à tenir compte dun vote qui est intervenu et qui traduit le malaise profond que vit notre pays. »


Il est fier de sêtre trompé sur les choix de son électorat et du peuple français ! Et continuons dans la ligne droite fixée depuis les années 90.

Quand la date du 4 décembre a été fixée jai fait passer : « cest trop tôt, les militants ne sont pas prêts » !

Les militants navaient pas eu le temps nécessaire pour réfléchir. Nous avons débattu, certes, mais seuls entre nous, sans avoir le temps déchanger autour de nous. Et puis il faut des fois du temps pour que les esprits décantent. De plus le parti était sur : léchec du 21 avril « cest les autres ».

Alors les militants de ce parti sont-ils en capacité de voir et danalyser les déceptions que cause en France les socialistes ?

Ils se justifient en se comparant aux autres partis socialistes dEurope : « nous sommes tous sur la même ligne » sous-entendu donc nous avons raison. Certes ils sont tous daccord, mais tous dans lerreur. Shroëder perd ses électeurs. La majorité des syndicats de Grande-Bretagne se sont prononcés contre ce TCE pour cause de libéralisme. Les électeurs non informés en Espagne (une feuille de papier en guise de résumé) sabstiennent.

Les 8% de chômeurs dont Jospin est tellement fier mahurissent !

Alors comme je disais à un militant socialiste sapprêtant à voter oui, samedi, « vous attendez quoi ? que la pauvreté arrive à 30 % de la population pour réagir ? ».

Non en fait ils pensent tous comme Madelin, bien sûr sans le dire : le libéralisme na pas déployé toutes ses possibilités. Il faut attendre quil agisse jusquau bout.

Cela me fait penser aux années 20 en URSS. Vous allez voir ce que vous allez voir, attendez un peu ça va saméliorer. On a vu !

« Les socialistes ont eu dautant plus de mal je le reconnais- à se faire entendre que leur Parti sest divisé, certains saffranchissant de la règle commune »


Tiens cest notre faute ! nous navons pas respecter le centralisme-démocratique, nouvelle règle du PS, quils appellent la démocratie. Son de cloche entendu sous dautres cieux.

Alors Camarades et Amis qui êtes de gauche (jose quand même pas dire « vraiment à gauche ») rassemblez-vous, ne baissez pas les bras..mais peut-on encore faire quelque chose dans ce parti ? Oui sans doute il en a vu dautres.allons jusquau bout..et on verra bien !

NB Je viens de changer le titre, car d'après les moteurs de recherche, certains devaient être déçu en constamment qu'il ne s'agissait pas de lendemain d'alcool ! ou de moment de déprime. Je l'ai laissé en sous-titre. De plus pour ceux qui cherhaient un papier de lendemain du 29/05, comment trouver ?

Par Annie - Publié dans : Et maintenant ???
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Lundi 30 mai 2005

Quelle belle victoire, et quelle joie après tant de combat : un non de gauche écrasant, un Non Socialiste majoritaire !

Bravo le salariat français ! Cest le même vote le 21 avril 2002, la grande grève 2003, le 28 mars 2004, le 13 juin 2004, le 29 mai 2005, ce peuple rejette inlassablement le libéralisme et la gauche qui lui fait des concessions, et il veut une gauche à sa hauteur !

Un tout petit détail ce soir, dont jai été victime a contrario de ma joie...

Récit : J'étais invité à France 2...

Voilà ce qui s'est passé, presque une semaine à l'avance, Gilles Leclerc m'appelle et me laisse un message, pour le joindre, puis me rappelle et me propose de venir à France 2 le dimanche soir sur un plateau à 23 h 30.

J'accepte,

Une de ses collaboratrices (SB) me rappellera deux fois pour avoir le numéro de la voiture qui m'amènera afin de la communiquer à l'entrée, je nai pas de voiture, jinforme que je viendrais en taxi, on me précise le lieu darrivée.

Je quitte mes enfants et mes amis en pleine fête de la victoire du non, à Confluences, vers 22 h 45, M° Alexandre Dumas, je trouve un taxi qui m'amène vers 23 h, on m'accueille, on me maquille, et j'attends, d'abord un peu, puis de plus en plus, jattends, on me rassure à plusieurs reprises, il y a du retard, mais vous passerez, donc restez, nous sommes plusieurs à attendre en effet, Patrick Braouzec, Alain Bocquet, Jacques Nikonoff, Georges Sarre, Vincent Peillon, Christian Paul, quand on se parle, on constate qu'on est tous en retard mais moi plus que d'autres car selon le planning, on m'avait dit que je passerais avant eux, et puis on fait passer devant nous, qui sommes debout à l'entrée du studio, Mme Boutin, et d'autres ouiistes, Hortefeux, Coppé, surtout, et enfin JM Ayrault rentre, me serre la main, mais... contrairement à ce quon ma dit, ce nest pas mon tour.

Tous les ouiiistes passent, les derniers arrivés passent entre nous, devant nous, selon une mystérieuse sélection, les responsables sécartent, se font insaisissables, jentends des gens qui travaillent qui disent mais la rédaction est partagée comme toutes les rédactions, dautres qui me font bonne mine, et sinforment de la tournée du trio du non socialiste, on voit Julien Dray passer, puis Arlette Laguillier, tout ordre semble bousculé, mais finalement on me dit, "dans un quart d'heure, c'est bon, c'est sûr", et un quart d'heure après, que jai attendu, avec une attachée de presse, qui me fait patienter courtoisement, on me fait rentrer dans le studio, je mapproche de la table ronde ou Krivine et Donnedieu de Vabres parlent, mais la même attachée de presse qui ma fait rentrer, après avoir parlé avec Arlette Chabot, me fait signe et me fait ressortir et me dit qu'il n'y a plus de temps, plus de place, et que je ne parlerais pas ce soir... que cétait impossible,

Il est 1 h du matin... J'ai pris deux heures et demi, gâché ma soirée, je suis fatigué, après 86 meetings dans 20 régions, en dix semaines, je suis resté debout une heure et demie, dans une "queue" de notabilités, je navais pas demandé à être là, et à aucun moment on ne m'a dit, devant mes questions, et mon indignation croissante "c'est vrai il y a un problème", non, on m'a assuré que j'allais "passer de façon imminente", m'empêchant même de partir, quand j'en manifestais l'intention... On m'a finalement dit en répondant à ma question que la responsable qui avait décidé cela était Arlette Chabot, or celle-ci qui m'a cotoyé à maintes reprises, toute la soirée, ne m'a pas adressé la parole, ni même dit bonjour, et elle ne m'a donné aucune explication alors que cest elle dont on ma dit quelle avait décidé de méliminer après tout cela.

Je le dis, ces gens-là, du "service public" se comportent de façon indigne,

Selon une expression consacrée, "comme des chiens" : ils croient peut-être que l'on peut insulter comme cela des militants, des responsables, des humains...

Pendant des semaines, ces rédac chefs de tous poils, ils nous ont pourri la vie, insulté sur tous les tons, interdit de parole, darguments, avant que le peuple ne résiste et ne leur dise massivement et admirablement "non" en dépit de 90 % de matraquage quotidien, mais cela ne leur suffit pas, ils n'entendent pas, ils donnent la parole encore à ceux qui ont perdu, et traitent ceux qui ont gagné, qui ont mouillé leur chemise, comme des chiens, de façon, non digne, ils espèrent peut-être encore que lon va se taire et se laisser humilier, sans doute ? Je diffuse cette lettre publiquement, parce que ce genre dhumiliation, demande lheure dune certaine revanche, parce que des sectaires qui dirigent notre télé publique et se comportent comme cela, ça doit se savoir, et ne pas rester confidentiel, normalement lheure du changement en profondeur devrait sonner et jutilise des termes modérés vous laurez compris...

Lundi 30 mai,

Victoire, lendemain du jour où 55 % de notre peuple, le peuple de gauche a rejeté victorieusement cette constitution libérale, nous allons écrire lhistoire de cette bataille et son ampleur, nous sommes allés chercher les voix socialistes une à une, et nous avons connu une belle dynamique, un élan de gauche fantastique, et cela nous promet de beaux lendemains, les mots dordre sont constituante européenne, et dehors Chirac et le PS doit écouter le peuple de gauche , cest ce que jaurais dit si javais pu parler à France 2, et jaurais essayé dajouter : unité, unité à gauche, unité des socialistes, unité de la gauche des socialistes...

Gérard Filoche

PS : ce mel est envoyé à 300 journalistes, et en copie, dés que j'ai ses coordonnées à Arlette Chabot...

Par Gérard Filoche - Publié dans : Au fil du temps
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Dimanche 29 mai 2005

Une horreur ? Les arguments de la raison ? Je ne vois là « qu'une analyse pertinente et la défense d'un projet, précisément ce qui manque au non » (Colombani)...horreur est le mot utilisé devant moi par plusieurs journalistes du Monde devant un article aussi sectaire et destructeur par avance de la volonté populaire, écrit par leur patron...

Vous ne nous avez pas dit ce que vous aviez l'intention de faire...de dire non au libéralisme, cest élémentaire mon cher Watson, et cest dommage que ça ne te saute pas aux yeux : affirmer un tel rapport de force serait un bien précieux pour tous les salariés... Sinon ils seront soumis à Chirac deux ans de plus sans même pouvoir freiner ses attaques annoncées contre le code du travail...Le oui serait un triomphe pour Chirac comme le 5 mai 2002.

Tu as perdu de vue lessentiel, les salariés doivent commencer par dire non aux défenseurs du libéralisme, si on veut avancer...

Le Medef qui discute de son futur chef, la bien précisé : si le non passe, il faudra quelquun à poigne car dés le mois de juin il y aura des luttes sociales....

Si la France vote non, elle sera applaudie, imitée, courtisée...

Si, par malheur le oui passe, ce sont les autres (Hollande, Pologne, Malte, Danemark, britanniques...?) qui, en disant non pourront faire renégocier dans leur sens la constitution...

Ce que nous défendons ?...mais tu devrais le savoir : les sept exigences mises en avant par le Ps contre cette constitution, en 2003 et 2004, oubliées depuis...


Vous ne dites pas où vous nous emmenez. In fact, vous ne savez pas où vous allez et ce que le Non va réellement provoquer. Nous vous l'avons pourtant dit. Vous ne pourrez pas dire : je ne savais pas que cela allait produire ce qui se passe. On espère que le non passera suffisamment largement pour flanquer une gifle à toute ces médias bourreurs de crâne, prétentieux qui depuis des mois nient nos analyses détaillées d¹un texte inadmissible, composé d¹articles scélérats, visant à opposer les salariés entre eux, dans une concurrence vers le bas.

On espère que cette gifle fera aussi réfléchir ceux qui n'écoutent pas la volonté majoritaire des salariés. Cest un non dinsubordination, dirruption de la citoyenneté sur la question de lEurope et contre Chirac, un non-pro européen, social, antilibéral.

Le 21 avril a été provoqué par un vote sanction, un vote protestataire, et ce sont les petits, les faibles et les sans défense, sans grande et bonne information qui ont trinqué : c'est précisément ce qui va se reproduire, chose pour laquelle vous avez travaillé activement. Don't come crying...mais la majorité écrasante de la gauche et la majorité du peuple, des salariés, de ceux qui produisent les richesses de ce pays et nen reçoivent pas leur juste part, sont pour le non. Le oui est composé de façon écrasante dune majorité de droite, les choses sont claires, chaque camp est bien là où il est...

Le seul rapport avec le 21 avril, cest que la direction du Ps n¹écoute toujours pas ce cri de gauche, cette volonté, cette exigence populaire... !

Si François Hollande avait opté pour le ³non², il serait lhomme fort qui unifie la gauche, et lhomme qui fait renégocier lEurope...

Mais idéologiquement, il s¹est révélé et affaibli en choisissant une voie qui divise la gauche et veut subordonner les salariés à un vote commun avec la droite...

Quil ne vienne pas pleurer en effet, si le non l'emporte ! Il faudra que le parti écoute la majorité de nos électeurs si 60 % d¹entre eux, comme le prédisent les sondages, s¹apprêtent à voter ³non²

Gérard Filoche

Gilles Marchand

Commission nationale Culture (un samedi soir sur la terre où l'exception et la diversité culturelle avaient encore une chance à l'UNESCO).
Par Anonyme - Publié dans : Référendum Constitution 29/05/05
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Samedi 28 mai 2005

Dernier argument : Jack Lang dans un dernier message qui circule sur internet, affirme que dimanche, il ne mettra pas le même bulletin que Le Pen...

Dernier coup de patte bas pour essayer de salir le non de gauche massif et joyeux...Ca ne le gène pas, lui, de voter avec Chirac, Raffarin, Sarkozy, Seilliére, Berlusconi, Haïder ?

Car Le Pen est une vieille baderne qui n'a pas pesé dans cette campagne, conduite de bout en bout par le non de gauche...

Même le Vicomte vendéen a tellement été pressionné par la campagne du non de gauche, quà la fin, il semblait quil découvrait le syndicalisme...

Le non est dominant à gauche, et le non socialiste est devenu majoritaire chez lélectorat socialiste ! La majorité écrasante de la gauche politique et syndicale est pour le non ! Ce n'est pas Le Pen depuis le 21 avril 2002, qui a détruit nos acquis sociaux, mais Chirac et Raffarin, Seilliére, Sarkozy, qui sont infiniment plus dangereux aujourd'hui que Le Pen en pratique !

Cest Chirac qui gouverne, pas Le Pen, et cest Chirac qui a attaqué les retraites, la sécu, les 35 h, le droit du travail... Et cest avec Chirac et Sarkozy et le Medef que Jack Lang va voter pour un texte qui constitutionalise la politique de Chirac, de Sarkozy et du Medef. Jack Lang votera aussi oui avec le facho autrichien Haïder qui est pour le oui, et avec Berlusconi et Schröder battu dimanche dernier par son peuple à cause de sa politique libérale catastrophique en Allemagne...

Les ouiiiistes sonnent le tocsin à propos de deux sondages plus resserrés, cf. Le Monde et le Jdd... !

Larticle éditorial de JM Colombani dans Le Monde daté du 27 mai est une horreur...

Danger, ne pas relâcher leffort !

Attention aussi à la triche électorale, soyez dans les bureaux de vote...

Attention, nous aussi dernier effort, partout, appelez, rencontrez, téléphonez, envoyez des mels, relancez, pour assurer la victoire... du non

Bien à vous, D&S

Par D & S - Publié dans : Référendum Constitution 29/05/05
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Vendredi 27 mai 2005

Sur France Culture, le 26 mai à 13 heures, François Hollande tient des

propos en rupture totale avec le discours habituel des partisans du « Oui »,

qui soutiennent que le Traité est un bon Traité, le plus social et le plus

démocratique que l¹on puisse espérer. En rupture surtout, avec l¹invitation

insistante à déconnecter les enjeux intérieurs et européens :

- François Hollande : - De toute manière, on aura le même président jusquen 2007. Dès lors qu¹il ne met pas sa personne en cause, on peut le regretter ou on peut ...

- Journaliste : - Vous souhaiteriez quil mette sa personne en cause ?

- François Hollande : - Non, non, aujourdhui il ny a pas de raison quil le fasse puisquil ne la pas fait et sil lavait fait dailleurs, nous aurions appelé à voter non . [En gras : souligné par nous]

- Autre journaliste : - François Hollande, pardon, vous mavez fait sursauter. Vous avez dit : si Jacques Chirac avait mis son poste en balance, si le référendum eût été donc un plébiscite, vous auriez appelé à voter non. Donc pas de traité ?

- François Hollande : - Ecoutez, ça on lavait signalé dès le départ. On avait dit : nous, nous sommes pour un référendum à condition qu¹il n¹y ait effectivement pas de plébiscite. Sinon, c¹est une autre question qui est posée. Là, il ne met pas sa personne en cause. On le connaît trop bien, Jacques Chirac, il ne remet aucun de ses mandats en cause. A partir de là, le seul sujet c¹est le traité constitutionnel. Si ça avait été sa personne, c¹était un autre débat politique, une autre configuration .

Il est remarquable que la presse, avec sa scrupuleuse honnêteté, n'ait pas fait davantage écho à cette déclaration.

Le lendemain, 27 mai, François Hollande est l¹invité de Stéphane Paoli sur France Inter. Et c¹est un auditeur, pas Paoli, qui soulèvera le lièvre de sa très étonnante déclaration de la veille. Le moins que l¹on puisse dire c¹est que la réponse de François Hollande était embarrassée...

Jusqu¹à présent - mais sait-on jamais ? - silence total dans « nos » médias..

 

Par Anonyme - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
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Texte libre

Bonjour,

Je m'en vais. Du PS. J'ai fais ce que j'ai pu. La suite, donc les prémisses, puis le départ et l'après c'est sur sortie du PS

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