Vendredi 27 mai 2005 5 27 /05 /2005 00:00

Reproduction intégrale d'un texte original :


Objet : La tête à gauche note N°1 ­ août 2003 Club de Julien Dray, Harlem
Désir

La tête à gauche note N°1 ­ août 2003
Supplément à la lettre du club de la Gauche Socialiste N°0.
Club de Julien Dray, Harlem Désir


7 exigences pour la Constitution

1- Protéger et développer les services publics :

La Constitution doit reconnaître un droit spécifique pour les services
dintérêt général qui ne doivent plus relever du droit de la concurrence qui
aboutit à leur démantèlement progressif.
La Constitution doit garantir en outre les conditions de protection, de
financement et de développement des services publics en Europe.

Le projet de Constitution ne règle rien à cet égard et ne permet pas de
faire relever les SIG dun autre droit que celui du marché intérieur, sauf
par exception toujours difficile à obtenir.
Les grands services publics en réseau continueront à être soumis aux règles
concurrentielles, directives sectorielles après directives sectorielles.

Les socialistes européens demandent que ces principes soient précisés dans
une future directive-cadre.
Mais celle-ci ne pourra avoir un contenu protecteur que s¹ils sont reconnus
dans le droit primaire européen (issu du traité constitutionnel).


2- Attribuer de réelles compétences sociales à l'Union et donner le droit au
Parlement européen d'adopter des législations de progrès social

L'actuel projet de Constitution bloque toute avancée sociale ainsi que toute
tentative dharmonisation « par le haut ».

L'article III-101 sur les politiques de l'emploi prévoit que : « la loi ou
la loi-cadre européenne ne comporte pas d'harmonisation des dispositions
législatives et réglementaires des Etats-membres ».
L'article III-106 (devenu l'article III-212) bloque, par le principe de la
prise de décision à l'unanimité, la possibilité d¹adopter des législation
dans les domaines sociaux ou de fixer des normes minimales européennes.
L'article III-104 (devenu article III-210) exclut toute disposition qui
concernerait les rémunérations salariales. Ainsi, non seulement le projet de
Constitution ne prévoit pas de mécanisme de convergence des salaires
minimums, mais il interdit d'adopter à l'avenir une éventuelle législation
en la matière.

Concrètement, une majorité de gauche serait empêchée d¹adopter des mesures
de progrès. Voilà comment la Constitution bride la démocratie sur les
questions sociales.

Pourtant, les disparités de plus en plus grandes au sein de lUnion élargie,
les risques de dumping et de pression à la baisse des droits sociaux,
rendent indispensable l'adoption de mesures de convergences sociales.

Sans elles, les objectifs sociaux énoncés à l'article I-3 (L'Union oeuvre
pour le développement durable de l¹Europe fondé sur une croissance
économique équilibrée, une économie sociale de marché hautement compétitive,
qui tend au plein emploi et au progrès social ») et à l¹article II-103 du
projet de Constitution resteront lettre morte.

3- Supprimer l'unanimité dans le domaine de la fiscalité, passer à la
majorité qualifiée

C¹est là encore le modèle social européen et son financement qui sont en
jeu.
Ces dispositifs poussent aux délocalisations sauvages, à la baisse de la
fiscalité sur les revenus financiers et les bénéfices des sociétés, donc à
l¹iniquité fiscale et à un problème de finances publiques.

L¹Union européenne ne doit pas être un espace de dumping fiscal ; des
mesures d¹harmonisation, de transparence et de lutte contre l¹évasion
fiscale, doivent être adoptées à la majorité qualifiée.


4- Supprimer l'unanimité pour la politique étrangère commune, passer à la
majorité qualifiée

La création d¹un Ministre des Affaires étrangères de l¹Union sera vidée de
contenu si celui-ci ne peut même pas exprimes les positions largement
majoritaires au sein de l¹Union en raison du droit de veto de quelques Etats
minoritaires.
Le maintien de l¹unanimité dans le domaine de la PESC empêchera l¹Europe de
peser comme elle le devrait sur la scène mondiale et ne sert que les
partisans d¹une Europe simple sone de libre-échange subordonnée aux
Etats-Unis pour sa politique internationale.


5- Assurer la coordination européenne des politiques économiques au service
de la croissance et de lemploi

Pour être efficace, la coordination des politiques économiques dans la zone
euro doit revenir à une instance politique, un conseil de la zone euro qui
décide de la coordination des stratégies budgétaires, des déficits
acceptables selon la conjoncture, des priorités d¹investissement public aux
niveaux européens et nationaux.

Les statuts de la Banque Centrale Européenne doivent inclure les objectifs
de croissance et de plein emploi. Le Pacte de stabilité et de croissance
doit être révisé pour permettre des politiques de relance et de croissance.


6- Donner au Parlement sa pleine souveraineté en matière budgétaire

LEurope a besoin dun budget suffisant, notamment pour assurer la
solidarité entre les régions au niveau européen (financement de la
recherche, grands travaux dintérêt européen) et mondial.
Cee budget doit reposer sur des ressources propres (impôts, emprunts) et
non sur laddition de contributions nationales.
La souveraineté du Parlement européen en matière budgétaire et de ressources
propres, à commencer par la possibilité de voter l¹impôt européen
(prérogative parlementaire par excellence en démocratie), devrait être
établie.


7- Permettre les révisions futures de la Constitution à la majorité et non à
l¹unanimité

La Constitution qui sera issue de la Conférence Inter-Gouvernementale (CIG)
ne peut pas être la Constitution définitive de l¹Europe. Elle ne doit pas
figer les évolutions futures.
Les règles actuelles de révision des traités donnent à chaque Etat un droit
de veto sur les modifications ultérieures, ce qui se conçoit pour des
traités internationaux, mais pas pour une Constitution démocratique.
A 25 ou à 30, cela signifie l¹impossibilité assurée de toute évolution.
Les révisions ultérieures de la Constitution devraient pouvoir être adoptées
par référendum européen organisé le même jour dans toute lUnion, à la
majorité des 4/5ème des Etats membres et de la population de lUnion.

Je nai aucun commentaire à faire. Il suffit de comparer ce qui est écrit ici avec ce quils nous ont dit durant toute la campagne.

Par Julien Dray, Harlem Desir - Publié dans : La gauche du Parti Socialiste
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Jeudi 26 mai 2005 4 26 /05 /2005 00:00
Collage hier. Constat les affiches oui Socialistes sont systèmatiquement déchirées, les affiches NON tiennent.

Des initiatives de "non-inorganisés" Liberté j'écris NON bonne idée.

Alors certains demandent pourquoi coller et recoller jusqu'au dernier moment puisqu'on a la majorité dans les sondages : n'oubliés pas les 20 % indéterminés! Ce sont ceux-là qui font le score à la fin! Il est vrai que c'est un comble que ce soit les indéterminés qui font que le oui ou le non passe! C'est une chose qui m'a toujours énervée dans la démocratie, que ce soit ceux du centre qui fassent la différence! Alors dans quelle mesure sont-ils influencés par les affiches ? Deux hypothèses ils votent pour les plus présents par conformisme, ou ils ont l'esprit de contradiction et votent pour les autres.

Nous sommes accablés par des mails du oui socialistes, et si nous avons le malheur de leur envoyer des mails pour les convaincre du non, ils nous engueulent ! Récemment une m'a écris "ma poubelle est pleine". Je l'ai jetée de mon carnet. J'avais envie de lui répondre "t'as qu'à la vider, mesure d'hygiène élémentaire dans la vie, vider ses poubelles régulièrement".

Ce matin l'édito de Jean Daniel. Il est angoissé. Je te rassure, nous aussi. Il compare la bataille à une nouvelle affaire Dreyfus. Il a pas tord. D'abord il nous tutoie. Avons-nous gardé les vaches ensemble cher Jean Daniel ? Oui du temps du Chili par exemple. Mais bon t'as mal vieilli comme tant d'autres...

Premier argument, ce TCE n'a "
rien à voir avec nos constitutions nationales". Ha le mot Constitution aurait-il deux sens opposés ? Et comme il comprend rien à notre argument d'"élitisme" il l'égalise à "la France d'en haut, la France d'en bas". Alors je serais en bas ? En bas de quoi ? Moi je me sens égale, ayant la même valeur que lui. Et par esprit de contradiction je trouve même que je réfléchis mieux et plus loin que lui.

Et il lance le grand mot de "populisme". Il zappe sur le mot "PEUPLE". Il est bien connu que ce peuple est dangereux. Il en a peur. Il passe donc par l'humiliation gratuite. Nous sommes hétérogènes ? C'est bien connu le camp du oui est homogène : Sarko, Chirac, Jospin, Hollande, sont dans le même camp, depuis les années 90 ou voire 1983.

Suit un développement sur la guerre entre l'Allemagne et la France. Pauvre, la mode en est passée. Par contre une autre guerre pourrait avoir lieu celle entre les pays de l'Est et de l'Ouest. Une guerre d'un nouveau genre : la guerre sociale, la guerre fiscale. Guerres sournoises et destructrices de solidarité. Il comprend les souverainistes qui s'accrochent au passé, aux grands jours de la nation française. Ben non, nous on s'accroche à l'avenir. Comme Jaurès d'ailleurs à la veille de 14 ! Le patriotisme européen ne serait pas encore né. Ha ben moi je trouve exactement le contraire. Ce patriotisme est à l'oeuvre depuis minimum dix ans. Les alter mondialistes nous l'ont fait vivre à Gênes. Ce patriotisme européen est une composante naturelle de la solidarité mondiale.

Et là il dit : ce sont nos points communs. Ben non c'est là une divergence de poids. Cher Jean Daniel, l'Europe est une idée qui commença....depuis le début de l'Histoire. Elle commença par les Romains ! L'argument de Gisèle Halimi, repris par Emmanuelli "droit à la vie" qui est un danger pour l'avortement libre et gratuit serait une "outrance". Tu oublies qu'il s'agit là de l'argument employé depuis les années 70 par les extrémistes qui enchaînent les médecins. Tu oublies aussi que nous aimerions que la Pologne, l'Irlande, le Portugal aient ce droit. Nous savons bien, toi et moi, ce qu'il en est des réalités de la gauche et du socialisme.

Depuis la chute du Mur de Berlin, depuis l'obligation où s'est trouvée la gauche de composer avec l'économie de marché et depuis son incapacité à théoriser le renoncement aux stratégies de rupture, cette gauche a mauvaise conscience et voudrait se retrouver un ennemi radical. L'extrême gauche, dans la tradition française, lui a toujours procuré cet ennemi, qui prend aujourd'hui le nom de libéralisme ». Nous y sommes. Les extrémistes de gauche nous ont influencés, troublés l'esprit. Nous ne voulons plus être raisonnable. Je dis oui, nous en avons assez d'être raisonnable et de subir les effets du chômage et de la pauvreté.

Mais Jean Daniel, dans ton confort établi, tu ne comprends rien à ça. Et là est la notion d'élitisme. Dans ton nuage de protégé, tu ne vois rien. Te promènes-tu dans les rues de Paris ? Vois-tu les gens qui mendient ? Vois-tu les SDF ? Crois-tu qu'on vit bien avec un RMI ou un SMIC ? Et d'ailleurs en connais-tu le montant ? Sais-tu que le chômage permet aux patrons de peser sur les salariés, sais-tu que à cause du chômage les salariés du privé n'osent plus faire grève, sais-tu qu'ils n'osent pas demander des améliorations de conditions de travail car ils ont peur qu'on leur dise "vous pouvez sortir si vous êtes pas content".

J'en conclus que cette gauche, dans une désespérante quête d'utopie, en arrive à penser que les partisans du non peuvent être les seuls à avoir raison contre tous leurs homologues européens et qu'ils s'estiment en mesure de réformer les orientations - trahisons à leurs yeux - de toutes les social-démocraties qui composent avec le Capital.

Désormais, non content de n'avoir pas réussi à faire le socialisme dans un seul pays, on projette avec tranquillité de le réaliser dans tous les autres. Il s'agit là d'un égarement dont je voudrais tout de même que tu découvres la démesure. » En fait, tu es convaincu comme tant dautres quil ny a plus dhistoire depuis la chute du mur. Plus aucune espérance de justice sociale nest justifiée. Le libéralisme a définitivement gagné. Tu oublies que l'Histoire a ses hauts et ses bas. Que « les prolétaires », comme tu dis, ont déjà eu des revers de fortune. Mais ces échecs ne nous ont jamais empêchés d'espérer et de nous battre. Et ces batailles incessantes ont permis que les enfants ne travaillent plus, que nous ayons des congés payés, des week-ends, une protection sociale. Bien sûr récemment on a égalisé les femmes et les hommes en permettant le travail de nuit des femmes au lieu de linterdire (sauf dans des cas très particuliers, comme les hôpitaux) pour les hommes. On en a vu dautres, tel quand on nous tirait dessus pour cause de grève ou de simple manifestation.

Mais nous sommes têtus, batailleurs et nous réfléchissons (ça, ça vous contrarie toi et les tiens). «en cas de victoire du non, comment la France pourra-t-elle faire oublier qu'elle se sera montrée indigne des attentes incroyables qu'elle avait suscitées, et indifférente à son rôle dans l'Histoire ». Justement la France fidèle a sa tradition porte le flambeau de l'espoir donné.

Nous, citoyens français, portons la tradition des espoirs donnés à la planète depuis 1789, cette fois-ci ils sont à la hauteur de lEurope et plus seulement pour la France.
Par Annie - Publié dans : Référendum Constitution 29/05/05
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Mercredi 25 mai 2005 3 25 /05 /2005 00:00
 

6000 participants ! La salle était pleine, donc facile de compter, il y a 6000 places.

 

Les journalistes ne savent pas compter c'est bien connu. On entend des "moins de 5000" ou encore des "4000".

 

Alors curieux d'être à ma place...j'étais à la tribune...pour ne rien dire....juste faire "masse" avec une vingtaine d'autres militants de provenances diverses.

 

En vraie tribune les intervenants, j'ai pas compté, au mini 10/15 de tous horizons politiques et syndicaux.

 

Ils ont tous bien parlé, mais pour être juste certains étaient meilleurs que d'autres.

 

Suis-je subjective si je dis que le plus charismatique fut Marc Dolez ?

 

Et pourtant ce fut le premier qui fit lever toute la salle aux mots "Unité", "Gauche". Il ne mâcha pas ses paroles à l'encontre de quelques "socio-libéraux" qu'il nomma dont Jospin qui déclencha des "HOU".

 

Je l'avais vu en privé et en petit comité devant des salles de 100/150 personnes...il est au mieux de sa forme devant 6000 ! Nous avons notre tribun. Mitterrand l'était tribun. C'est un attribut passé de mode depuis les médias généralisés...c'est bien dommage, car rien ne remplace ces moments forts d'une campagne.

 

Donc être face à un meeting est pour le moins inhabituel. D'abord on n'avait pas le retour des présentateurs, si bien que nous ne savions pas qui intervenait sinon en nous passant le mot de l'un à l'autre.

 

Encore heureux nous avions le retour pour les intervenants.

 

De la tribune on est un peu ébloui par les rangés de spots. On sent bien que si on applaudit ou se lève les premiers toute la salle suit !

 

Buffet aussi fut bonne et pour une femme être charismatique est plus inhabituel car nouveau. Et tant mieux que nous ayons une femme en tête du PC. Les autres partis pourraient bien copier.

 

Notre cher Besançenot, toujours égal à lui-même. Etre intervenant dans les derniers est ingrat car tout à été dit. Pour moi attendrissant par sa jeunesse et ses joues rondes. Je me demande comment il a pu être nommé si jeune à une telle responsabilité, a-t-il fait des formation de "prises de paroles" ? de théâtre ? ou tout simplement d'exercices réitérés sur le terrain ? Je me souviendrai toujours de sa maîtrise face à un Cavada agressif, de mauvaise foi et surtout arrogant. Imbuvable le Cavada. Sympa le Besançenot qui garda son sang froid et continua son argumentation.

 

Enfin bonne nouvelle : j'ai dormi cette nuit ce qui ne m'était pas arrivé depuis vendredi !

 

Plus que 4 jours...collages, tracts.

 

Controverses : a-t-on le droit de faire campagne samedi ?

 

et : a quelle heure ferme les bureaux ? certains avancent 22H pour les villes. Il nous faudrait rester sur le gril jusque-là ?

 

On m'a donné la réponse: nous avons le droit de coller et distribuer jusqu'à samedi 24H. Et vi il faut rester sur le gril jusqu'à 22H !

 

Lire l'article de Samson dans Le Monde du 25 mai, sur le même sujet.

Par Annie - Publié dans : Référendum Constitution 29/05/05
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Dimanche 22 mai 2005 7 22 /05 /2005 00:00

Quand en mars 1983 on nous expliqua qu'il fallait être raisonnable car les capitaux s'enfuyaient. On approuva. Les électeurs de gauche se courbèrent à cette « raison ».


Pourquoi ?

Remettons les choses dans leur contexte historique.

1974. qu'est cette date dans l'esprit des militants de gauche ? La chute d'Allende. Et comment elle se produisit ? Par l'étouffement économique auquel s'employa les Etats-Unis par l'intermédiaire des rouages économiques où ils détenaient le pouvoir indirectement. ITT en fut le symbole à lépoque et fut la cible de toutes nos rancoeurs.

Alors 10 ans plus tard l'esprit était encore plein de ces souvenirs.

Donc nous baissâmes l'échine et nous nous résignâmes à la gestion du système pour que celui-ci ne se retourna pas contre nous avec toute sa violence.

Ce que nous ne vîmes pas arriver c'est qu'il nous arrivait dans la figure sous des formes déguisées que nous ne connaissions pas encore : le social-libéralisme.

Il devint l'instrument qui sut faire fleurir des rouages encore inconnus dans la tradition française de l'économie capitaliste : les actionnaires décideurs de la non-protection sociale (qui est le raccourci).

Mais quelques îlots déconomistes nous disent « on peut faire autrement, revenir à un état redistributeur, un état qui a un capital de contrôle dans les entreprises clefs de léconomie » revenir donc à la tradition française. Tradition qui est vivante dans l'esprit de son peuple.

L'Histoire n'est pas fini.

Par Annie - Publié dans : En France
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Vendredi 20 mai 2005 5 20 /05 /2005 00:00
Par Jean Guitton - Publié dans : Humour
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Vendredi 20 mai 2005 5 20 /05 /2005 00:00
Le militantisme me prend tellement que j'ai pas eu le temps de venir remplir les pages d'ici.

Pour être honnête aussi est que je pense, parle, agit sur la TCE. Alors en plus en parler ici ça fait un trop plein.

Et puis jai peu de temps pour réfléchir, faire, agir sur autre chose.

Car bonne nouvelle j'aime ce que je fais. He oui je sais que ça peut paraître bizarre à certains, mais bon je suis faite pour militer, koi !

Mais ô problème, que faire après ? militer à plein temps nest que dans des périodes historiques comme celle-ci. Après la conversion ne peut-être que « femme politique ». Mais ce doit être très différent.

Une copine hier soir me disait « t'es mieux ». Ben vi « je sors là-dedans toute ma rage des années de chômage, et ça me fait du bien », « oui mais tu construis » vi je construis, j'y avais pas pensé sous cet angle. Elle qui fait de la politique elle doit savoir de koi elle parle. Je pensais que plutôt je démolissait une idée détournée, dévoyée du Socialisme.

Au fait j'ai beau réfléchir je ne peux me définir que Socialiste. Alors avec un morceau d'anar. Mais les partis anar m'intéressent pas. Les gens oui. J'aime bien démolir les gens qui ont eu le pouvoir et qui ont fait une mayonnaise qui tourne. J'ai entendu la formule « on nous a fait avaler des couleuvres, maintenant il sagit d'avaler un cobra ». elle est excellente.

Quand je revois mon histoire politique elle commence par une longue période de militantisme de 15 ans, un arrêt quand le PSU s'effondra, puis à la prise de pouvoir une entrée dans le PS, mais dans le courant gauche de Chevènement. Quand on pense à comment qu'il a tourné celui-là. Et un arrêt très long après deux années de constance après 83. J'espérais qu'il se reprenne. Comme pour le PSU.

Alors idéaliste ?, sans doute. Mais bon pourquoi ce serait un péché de rêver à une société humaine meilleure ? Et puis je fais pas que rêver puisque j'agis ce que je pense.

Alors la vieille que je suis elle a pas changé d'un poil. Bien sûr m'y a aidé mes longues années de chômage. Si j'étais restée cadre, comment aurais-je tournée ? Je n'ose y penser. Je serais devenue raisonnable, et étant comptable, je comprends très bien les excuses du « il faut gérer le système » !

Après les déceptions des mises en application des communismes, puis du socialisme en France, comment rester ferme sur ses positions ? Alors là on nous dit « on peut encore y croire » alors moi je réponds « je demande que ça » mais josais plus. Et maintenant je reose penser, espérer. Mais je sais que les humains ne sont pas bons. Je les ai trop fréquenté maintenant. Dire que jai cru à la bonté des humains. Quelle connerie. C'était rousseauiste, tout ça.

Alors faut les encadrer par des règles très fermes. Et là je prends peur car les structures fermes me font penser aux communismes. Ma nature anar remonte. Mais bon faut avouer que les premières choses qui me choquent dans cette TCE cest justement que les principes de Montesquieu de séparation des pouvoir nest pas appliquée. Et moi je serais pour rajouter un 4ème pouvoirs : les médias.

On le voit bien en ce moment le pouvoir quelles ont. On le voyait déjà avant mais pas aussi violemment que dans ce moment où elles sont totalement décalées davec les gens qui les regarde..

@+ j'ai plein de choses à faire
Par Annie - Publié dans : Au fil du temps
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Samedi 30 avril 2005 6 30 /04 /2005 00:00

Honteux d'avouer leurs péchés, les promoteurs du « oui » de tout bord tentent, contre vents et marées, de montrer que le traité constitutionnel n'est pas un traité libéral ! Ils brandissent notamment à cet effet larticle I-3-3 : « L'Union oeuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marche hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social et un niveau élevé de protection et damélioration de la qualité de lenvironnement. »
Cette phrase est à première vue progressiste. Décortiquée, elle transpire de la nouvelle pensée unique, celle qui veut appuyer la marche du néo-libéralisme sur des béquilles morales et éthiques.

La stabilité des prix est devenue une obsession depuis lépisode inflationniste des années 70. Les salaires et la protection sociale des travailleurs, mordant sur la part du gâteau revendiquée par les actionnaires, avaient alors si bien progressé que la hausse des prix fut la réponse immédiate trouvée par les entreprises pour préserver les profits, en vain. Elles ont depuis bénéficié de la baisse des salaires. Linflation avait fini par miner le patrimoine même des épargnants. Contrairement à ce quil fut dit, elle nétait pas le symbole de la faillite du keynésianisme mais la réponse des capitalistes à leuthanasie du rentier, trop bien pratiquée par les politiques keynésiennes ! Linflation nétait donc aucunement dorigine monétaire, contrairement à la thèse monétariste en vertu de laquelle, dans le traité constitutionnel, son contrôle est confié à une Banque centrale indépendante. Ce principe est en vérité lalibi de la restriction de la création monétaire, présumée néfaste, surtout pour financer des investissements publics supposés fausser la concurrence. Cest pourquoi la partie III encadre strictement le maniement des instruments budgétaire et monétaire en constitutionnalisant le pacte de stabilité et les missions de la BCE. La politique suicidaire de la BCE entretient malheureusement un « euro fort » qui pénalise lEurope. Les entreprises sont poussées à baisser les salaires et à délocaliser. Le pouvoir dachat baisse et le chômage explose. Le traité organise en outre de vastes transferts de droits de propriété au détriment des entreprises publiques qui, asphyxiées par linterdiction des aides de lEtat, seront contraintes « douvrir leur capital » pour lever des fonds propres.

Dans ce monde néo-libéral, l'utopie de l'article I-3-3 revient alors à prier les actionnaires et les fonds de pension de pratiquer le « commerce équitable » ou le « développement durable »  grâce à une économie sociale de marché, hautement compétitive... comme chez Nike ! Outre que la foi en une « économie sociale de marché » est parfaitement partagée par la charité libérale et par la branche sociale-chrétienne, le principe dune économie « hautement compétitive » est au plus haut point ambigu. Le terme même de licenciement pour motif de compétitivité fit lobjet dun vif débat avec les syndicats lors de la préparation de la loi sur les restructurations du gouvernement Raffarin parce quil présageait de linscription dans la loi des licenciements boursiers, accompagnant des délocalisations qui se multiplient.


Enfin, pour les promoteurs du « oui de gauche», lobjectif de plein emploi, qui se distingue celui « droit au travail », parachèverait le caractère progressiste du traité ! Or noublions jamais que, pour les économistes libéraux, léconomie mue par la concurrence non-faussée est toujours en plein-emploi, même avec trois millions de chômeurs en France et cinq millions en Allemagne ! Pour les libéraux, le plein-emploi correspond à la situation déquilibre de léconomie où le chômage est de nature volontaire. Le chômage serait en toute circonstance choisi par les travailleurs, préférant le « loisir », dès lors quils peuvent « profiter » des allocations chômage. Cest dans ce sens quil faut comprendre la notion de « droit de travailler », complémentaire, dans lesprit libéral du traité, de celle de « droit au chômage volontaire » ! Cette grille de lecture, adoptée pour définir la stratégie pour lemploi de Lisbonne, invite déjà les pays de lUnion à accroître le « taux demploi » des chômeurs suspectés de profiter des allocations chômage et de refuser les emplois à bas salaires. Elle sincarne dans certains plans de cohésion sociale en France et en Allemagne par la réduction de la durée dindemnisation du chômage, assortie de menaces de sanctions des chômeurs Les chemins de lenfer libéral sont décidément toujours pavés de bonnes intentions sociales.


Politis, 28 avril 2005


L'auteur est animateur des collectifs pour le NonSocialiste, auteur de Refermons la parenthèse libérale !, éd. La Dispute


Par Liem Hoang-Ngoc - Publié dans : Economie
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Dimanche 10 avril 2005 7 10 /04 /2005 00:00

Depuis les mouvements inter-mondialistes qui commencèrent à Gênes et qui eurent un retentissement mondial, internet nous aide, nous les espérants en un avenir meilleur pour lêtre humain.

Nous pouvons communiquer de part les frontières, utilisant bien sûr la langue qui est comprise partout langlais.

La protestation à la préparation de l'envahissement de l'Irak par les EU nous fit avoir des manifs communes avec des rendez-vous tel que : « sur la place principale de votre ville ».

Et maintenant l'Europe.

Depuis Octobre 2004 est né un échange de réflexion et d'analyse de ce texte quest le Traité établissement une Constitution pour l'Europe, non facile d'accès (contrairement à ce que nous disent certains) et donc d'amblée non démocratique.

Le propre d'une Constitution est d'être lisible par tous.mais nous reviendrons sur ce sujet ultérieurement.

Et les convaincus du non font tâche dhuile.

Parallèlement des mouvements sociaux persistent tels les lycéens et radio-France nous rappelant dautres jours dil y a presque 40 ans.

La Gauche française est-elle en capacité de revoir ses erreurs d'analyse ou ses non-analyses ? depuis 22 ans ?

Quand les résultats des urnes nous proposèrent le FN comme parti devant compter dans le paysage français depuis 1985, personne ne sut faire une analyse sérieuse ni réaliste du pourquoi de linfluence montante de ce parti.

Au début on pensa que ce nétait quune humeur « méchante » des français. Puis cette « humeur » se confirma, samplifia.

On entendit que maintenant il fallait compter avec, que cétait ainsi, autrement dit la résignation mais aucune analyse du pourquoi ni aucune analyse pour comment faire reculer cette existence.

Est-elle inexorable cette existence à 15/18 % (selon les élections) du FN ?

Et bien non cette situation n'est pas inexorable si la Gauche reprend sa vrai identité de redistribution aux plus faibles de la richesse du pays. Nest-il pas choquant de voir tant de citoyens en dessous du seuil de pauvreté ou de juste au-dessus dans un des pays les plus riches de la planète ?

La Gauche est fière d'avoir fait baisser le chômage à 8% ! rigolade. Elle eut pu être fier s'il le taux sétait réduit à 5% maximum. Ce ne fut pas le cas.

Peut-on espérer que la Gauche avec cette vague profonde opposée au libéralisme en Europe, quon nous dit incontournable, se retrouve ?

Il faudra un travail de fond considérable et les batailles internes seront à dépasser.

Notre but à tous actuellement est la Victoire du NON, sachons ne pas loublier. Et après cette victoire restons unis pour que les citoyens français reprennent une estime pour la Gauche. Nous en avons tous besoin.

Par Stasse - Publié dans : En France
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Mardi 5 avril 2005 2 05 /04 /2005 00:00
Ce jour publication dans « La Provence » (journal le plus lu dans ma région) dun article de présentation de la Constitution. Ci-après lavis éclairé dun lecteur :

Monsieur le Rédacteur en chef de La Provence,

Votre journal publie ce jour (mardi 5 avril) un supplément pour présenter la Constitution.
Cette initiative serait louable si, en réalité, ce supplément nétait un appel déguisé à voter Oui !

En voici quelques preuves :

1- La page de couverture est intitulée : "Une Constitution pour l'Europe", reprenant ainsi la formulation laudative, qui est scandaleusement, par ailleurs, la formulation du référendum. Il sagit plutôt, selon nous, dune "Constitution pour lEurope libérale mais contre lEurope sociale".

2- Larticle : "Notre contribution au débat (page 2) indique : « Ce texte élaboré par 105 conventionnels () est le résultat dun consensus. Cest un cadre qui doit permettre à lEurope de fonctionner de manière démocratique et daffirmer son existence politique ». Or vous savez très bien que ces 448 articles constituent beaucoup plus quun cadre et quavec ce traité le capitalisme deviendrait constitutionnel !

3- "Le fonctionnement de lUnion (dans cette même page 2) souligne quelques avancées" mais vous vous gardez bien de préciser que ce projet confirme les pouvoirs énormes de la Commission européenne qui reste le véritable organisme dirigeant puisque : « un acte législatif de lUnion ne peut être adopté que sur proposition de la Commission » (article I-26-2).

4- Larticle : "Un rendez-vous majeur pour lavenir de lEurope" (page 3) affirme : « LEspagne a déjà choisi de dire Oui assez nettement » (et la page centrale met en avant les 76,7% de oui en Espagne). Mais 76,7 % de 42 % de votants ne représentent que
32 % de Oui !

5- La page 4 présente la partie I du projet et parle des « valeurs communes aux Etats membres (respect de la dignité humaine, liberté, démocratie, etc.) » mais ne parle pas du « marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée » (article I-3-2) ni de « la libre circulation des marchandises et des capitaux » placée au même rang que « la libre circulation des personnes » (article I-4-1).

6- La page 11 présente la partie II du projet et souligne (en gras) des droits comme « la liberté de pensée et dexpression » (qui ne se trouve pas formulée ainsi dans cette charte) ainsi que « le droit à linformation et la consultation des travailleurs » ou « le droit de grève » mais une réalité (parmi beaucoup dautres) cest que larticle II-70-1 prescrit : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique () la liberté de manifester sa religion individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, lenseignement, les pratiques et laccomplissement des rites » mais la notion de laïcité (qui se trouve dans larticle I de la constitution française de 1958) napparaît nulle part. Vous ne soulignez pas non plus que le préambule de cette Charte indique : « La Charte sera interprétée par les Etats membres en prenant dûment en considération les explications établies sous lautorité du praesidium de la Convention qui a élaboré la Charte ». Or ces « explications » qui ne se trouvent nulle part restreignent grandement la portée des articles.

7- La page 13 présente la partie III du projet et met laccent (toujours en gras) sur le fait que « lemploi, lamélioration des conditions de vie et de travail, le développement de la protection sociale et la lutte contre les exclusions sont des priorités de lUnion » mais vous nindiquez pas que les services publics sont remplacés par les services dintérêt économique général (SIEG) ni que : « les entreprises chargées de la gestion des SIEG () sont soumises aux dispositions de la Constitution, notamment aux règles de la concurrence » (article III-166).

Permettez-nous donc de douter de lobjectivité de ce supplément « réalisé avec les bureaux du Parlement européen et de la Commission européenne à Marseille » et de nous demander si cette « objectivité » ira jusquà la publication de cette réponse.

Avec nos meilleures salutations.

Pierre-Marie DANQUIGNY
Un des Porte-parole de la
Coordination 84 pour un NON de GAUCHE à la Constitution
Par Stasse - Publié dans : Référendum Constitution 29/05/05
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Lundi 4 avril 2005 1 04 /04 /2005 00:00

Le NON persiste dans les sondages. Il avance un peu dans le sens que les "qui ne se prononcent pas" se réduisent pour passer dans le camp des non.

Véritablement le oui encore possible (ne nous illusionnons pas) me catastrophie d'avance.

Nous engagerions nos enfants, petits-enfants et la suite sur des théories libérales qui sont de mode aujourd'hui, le laisser-faire du XIXè, serait la norme pour longtemps.

Peut-on raisonnablement envisager un recul social pour le XXIè siècle? Toutes les batailles que les travailleurs ont mené pour gagner ces protections sont à améliorer plutôt qu'à détruire :

- droit au travail
- droit au logement
- droit à une retraite
- droit au repos et aux loisirs
- droit à la protection de sa santé (gratuite si possible)
- droit à léducation gratuite jusquà 16 ans et des Facultés gratuites et accessibles à tous
- droit à des minima sociaux pour tous les membres de l'Europe
- droit à des Services Publics performants pour les usagers et non fonction du "marché"!
- droit pour les femmes de disposer librement de leur corps et non simplement « droit à la vie » (art.II-62) qui porte en germe toutes les possibilités pour les tenants de justement cet argument pour interdire lInterruption Volontaire de Grossesse et de lempêcher par toutes les violences quils imaginent (enchaînement, destruction des services dIVG des hôpitaux, menaces et intimidation sur ceux qui pratiquent lIVG, etc)

Et tous droits restreints dans cette Constitution par le fait que tout est lié à « une concurrence libre et non faussée », astreinte à aucune obligation ou devoir envers les citoyens.Mais le resterons nous encore Citoyens avec cette Constitution qui nous promet plutôt de ne plus jamais nous consulter pour quoi que ce soit puisque la Commission et le Conseil nauront aucun contrôle démocratique avec un Parlement sans pouvoir de légiférer.

Faut-il que cette Europe qui inspira depuis le XIXè les révolutionnaires et les démocrates d'Asie, d'Afrique, des Amériques et d'Europe désespère maintenant leurs successeurs en ne leur proposant comme vu de l'avenir que du recul social. L'Europe ne doit-elle pas conserver sa tradition de modèle social pour le monde ?

Au moins les constitutionnels de la Révolution étaient plus démocrates car ils pensaient que les générations futures doivent pouvoir réviser et/ou refaire ce quavait fait les précédentes. Ce nest pas le cas de cette Constitution.

Donnons-nous cette tâche : restez un modèle démocratique pour la Planète, et nous éviterons ainsi que des désespérés se fassent bombes humaines car sans perspective davenir qui les fassent rêver. Sans Utopie ni rêve pas d'humanité.

Par Stasse - Publié dans : Référendum Constitution 29/05/05
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Bonjour,

Je m'en vais. Du PS. J'ai fais ce que j'ai pu. La suite, donc les prémisses, puis le départ et l'après c'est sur sortie du PS

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